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Christophe Deborsu (Dossiers tabous sur RTL TVI): "On a un problème avec la richesse en Wallonie"

Christophe Deborsu (Dossiers tabous sur RTL TVI): "On a un problème avec la richesse en Wallonie"

Christophe Deborsu est parti sur le terrain pour voir comment devenir riche. Objectif: participer à la relance de la Wallonie. RTL Belgium

"Dossiers tabous" se penche sur les moyens que l’on peut adopter pour devenir riche. Avec comme but final de relancer la Wallonie.

"Ah si j’étais riche!" L’argent et la réussite restent des sujets tabous chez les francophones de Belgique, alors qu’au nord du pays, on est fier d’afficher sa fortune. Résultat: il y a aujourd’hui très peu de "success stories" wallonnes. De quoi motiver Christophe Deborsu à enquêter pour un nouveau numéro de Dossiers tabous.

Christophe, quelle est la promesse de ce «Dossiers tabous»? On va tous devenir plus riches après l’avoir visionné?

(rires) Le point de départ, c’est le rapport de Get up Wallonia: nous, francophones, avons un problème avec la réussite, ce qui n’est pas le cas en Flandre. Or, notre région – tout comme Bruxelles – traverse des moments difficiles et si on a un problème avec la réussite, il y a un petit souci… Le but de l’émission n’est pas que tout le monde devienne entrepreneur, mais il en manque! Et si cette émission peut provoquer quelques vocations, pourquoi pas?

Les Flamands sont plus devenus anglo-saxons dans leur rapport à l’argent.

Qu’est-ce qui explique cette différence de mentalité entre Flamands et Wallons?

La Flandre est devenue protestante. Ce que je veux dire, c’est qu’ils sont plus devenus anglo-saxons dans leur rapport à l’argent. Or, je le répète, si personne n’ose, on n’y arrivera jamais.

Cela n’a pas toujours été le cas. La Wallonie a eu de grandes familles d’entrepreneurs…

Oui, j’en parle dans le sujet. Grâce au charbon et à l’acier, la Wallonie a été très prospère. Lors de mon premier numéro de Dossiers tabous voici cinq ans, je disais que mon année de naissance en 1965 était la dernière année d’équilibre pour la Wallonie. Donc c’est pour ça que je me sens aussi un peu responsable et que dans l’émission, je donne un peu de ma personne pour essayer de devenir riche, pour voir si ça marche…

Et?

Je ne vais pas tout dévoiler, mais certaines fonctionnent et d’autres moins. Et puis, parfois, il faut plus de temps pour avoir un résultat. Mais l’idée est de montrer que ce n’est pas impossible.

En se serrant la ceinture, ils ont diminué leurs dépenses de moitié et mis de l’argent de côté.

Parmi les idées développées, il y a celle d’être radin. Vous allez voir un couple de Hollandais qui est devenu riche grâce à cette technique…

Oui, ça marche! Ce couple ne travaille plus depuis une vingtaine d’années. En se serrant la ceinture, ils ont diminué leurs dépenses de moitié et mis de l’argent de côté. Placé à bon escient, cela peut rapporter.

Dans ce reportage, vous faites le grand écart avec Monaco, où vous essayez de rencontrer la plus grosse fortune de Belgique, Éric Wittouck…

Oui. C’est quelqu’un d’extrêmement sympathique et fascinant, mais qui est difficile d’accès. C’est quelqu’un qui se dit «Quoi que je dise, on va me dire sale riche, tais-toi…» Cela montre bien le problème que l’on a avec la richesse chez nous. En Flandre, les hommes riches ont des émissions qui s’intéressent à eux. Chez nous, c’est quasi impossible. Pascal Vrebos a fait Les Belges en or voici quelques années, mais en Flandre, ce sont des séries d’émissions sur plusieurs saisons.

Vous pourriez proposer une telle série d’émissions?

Non. Je pense que ce serait aller un pan trop loin, car notre région reste en grande difficulté. Nous sommes au niveau de la Slovénie et de Chypre. Ce serait difficile de trouver des personnalités à suivre et trop en hiatus par rapport à ce que vivent les gens.

Dans tout ce que je propose, chacun prendra ce qu’il a envie de prendre.

Parmi les astuces pour devenir riche que vous développez, il y en a que vous poursuivez?

Oui, je me suis un peu pris au jeu des cryptomonnaies, avec des montants modestes. C’est vrai que cela part bien pour l’instant, mais je suis conscient du caractère très volatil. Et je comprends très bien les réticences… La bourse marche bien aussi. Dans tout ce que je propose, chacun prendra ce qu’il a envie de prendre.

Le dernier numéro de «Dossiers tabous» remontait à octobre 2020. Est-ce que le rythme de diffusion pourrait augmenter?

Il y a une émission tous les ans. On pourrait peut-être en faire un peu plus, mais c’est à la direction de décider.

Votre frère Frédéric qui travaille à la RTBF avait consacré un sujet de Questions à la Une aux millionnaires en 2015. Devenir riche, c’est une obsession familiale?

(rires) Oui, je m’en souviens. Mais si vous cherchez bien, on a dû faire d’autres sujets communs. Je pense que Frédéric et moi sommes curieux de tout. Mais les riches, c’est un sujet fascinant et concernant.

RTL TVI, 20.30

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