FRENOIS-CHINY

60 à 120 heures de travail pour les Gaumais qui avaient détruit un radar à Chiny en 2020

60 à 120 heures de travail pour les Gaumais qui avaient détruit un radar à Chiny en 2020

Le poteau et le radar avaient été arrachés à cet endroit le long de la grand-route Florenville-Arlon à Frenois (Chiny), en juillet 2020. ÉdA – 50819171222

Flashés pour un excès de vitesse, les trois prévenus étaient revenus dans la nuit pour arracher le poteau et le radar de la zone de police de Gaume !

Des peines de travail de 120 heures, de 80 heures et de 60 heures.

Des amendes de 400€ pour deux des prévenus et une amende de 400€ avec un sursis pendant trois ans pour la moitié de cette peine d’amende pour le 3e prévenu. Et enfin une déchéance du droit de conduire pendant huit jours pour le conducteur du véhicule Audi.

Telles sont les condamnations rendues ce lundi par le tribunal correctionnel d’Arlon dans l’affaire des trois Gaumais poursuivis pour la destruction du poteau et du radar de la zone de police de Gaume la nuit du 26 au 27 juillet 2020 à Frenois, sur le territoire de la Commune de Chiny.

Pour rappel, cette nuit-là, les trois auteurs circulant sur la RN 83 Florenville-Etalle avaient été flashés à 154 km/h au lieu de 70 km/h par le radar à Frenois à 23 h 26.

Les trois Gaumais avaient passé le reste de la soirée à Florenville puis, sur le chemin du retour, ils s’attardent devant le radar de Frenois et leur présence est même remarquée par un combi de policiers de la zone de Gaume.

Mais c’est encore un peu plus tard, à 2h 20 du matin, que les trois auteurs,, très alcoolisés, sortent une sangle de leur coffre de voiture, l’accrochent au poteau du radar et ensuite arrachent et tractent le poteau sur une distance de plus d’un km.

"L’un d’entre vous a même filmé toute la scène en vidéo. On l’a retrouvée sur son GSM. Cet acte ne fait qu’encourager tous les membres du groupe à commettre de tels faits ", avait précisé le mois passé le substitut du procureur Yannick Rosart, réclamant des peines de 8 mois à 12 mois de prison, ou à défaut des peines de travail de 90 à 100 heures.

 

L’infraction bien qualifiée

 

Le jugement rendu ce lundi par le tribunal correctionnel ne tranche pas sur l’aspect civil qui était attendu puisque la compagnie d’assurances Axa, qui a indemnisé la zone de police de Gaume pour un montant de 32 800€, se retourne maintenant sur le conducteur de l’Audi. Le juge réserve d’office à statuer sur les intérêts civils. En d’autres mots, ce volet civil devra être tranché ultérieurement.

Un attendu du jugement pénal, intéressant, concerne aussi la qualification des faits. Me Marc Kauten, conseil d’un des trois prévenus, estimait que l’article 523 du Code pénal visé par le parquet dans la citation ne pouvait être applicable à la destruction du radar gaumais. Cet article 523 du Code pénal, un vieil article, concerne la destruction de machines destinées à transformer et distribuer l’énergie motrice.

Le juge Nazé, dans ses attendus, estime que cet article du Code pénal est tout à fait adéquat puisqu’il "protège contre le vandalisme et le sabotage toute sorte de machines produisant ou consommant de l’énergie". Ce qui est le cas d’un radar alimenté par de l’électricité.


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