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JALHAY

Les loups ont tué 36 moutons de Michaël à Jalhay

Michaël Rood est éleveur à Jalhay. En septembre, son troupeau a été attaqué. Il a perdu une quarantaine de bêtes.

"J’ai tout de suite pensé à une attaque de loups. " En septembre dernier, Michaël Rood, éleveur sur la commune de Jalhay, est alerté par des voisins. Plusieurs de ses bêtes semblent blessées sur son terrain. Il se rend immédiatement sur place, et découvre "un carnage". 36 moutons sont morts. Quatre ou cinq autres sont blessés. "J’ai d’abord fait le tour de toutes les bêtes, pour ne pas laisser souffrir des animaux en détresse." Rapidement, il reconnaît le type d’attaque. L’an passé, il avait déjà perdu quelques moutons après le passage d’un loup. "J’ai reconnu le type d’agression. La façon dont un loup consomme une brebis, on voit que ce n’est pas un chien ou renard." Il alerte le Réseau Loup, qui envoie ses experts sur place, pour effectuer au plus vite les analyses.

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En discutant avec ses voisins, il se rend compte qu’il n’est pas le seul touché. Un ami a perdu deux chèvres, tuées à proximité à côté de son habitation. "J’étais sorti de la maison à 6 heures. Lorsque je suis rentré, vers 8 heures, une chèvre était allongée au sol, éventrée. Une autre était blessée, raconte cet habitant d’Herbiester. Des ouvriers refaisaient la route à côté et heureusement, ils ont dû effrayer les loups qui sont partis. Ça aurait pu être pire."

Depuis, les deux amis rentrent leurs animaux tous les soirs, "un travail considérable, souligne Michaël, qui peut avoir jusqu’à 350 bêtes au printemps. Ça me prend facilement une heure et demie de travail en plus, matin et soir. Ça pose également différents problèmes car les animaux attrapent des soucis aux pattes, à cause de la boue. Ils sont sales et ce n’est pas confortable pour eux."

L’éleveur va participer à un projet pilote, qui sera mis en place dans les prochains jours. Il va pouvoir bénéficier de plusieurs systèmes de protection, afin de tester leur efficacité. Des barrières et des filets électriques seront par exemple installés. "Je pense que c’est impossible de ne pas avoir de pertes du tout. J’espère trouver une solution pour en avoir le moins possible."

Pour ses moutons tués en septembre dernier, Michaël devrait recevoir une indemnisation, "mais ça traîne. Je n’ai plus de nouvelles pour l’instant ", précise-t-il.


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