ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

La réforme du décret Paysage sur les rails en vue de la prochaine rentrée académique

La réforme du décret Paysage sur les rails en vue de la prochaine rentrée académique

Valérie BELGA

Après avoir passé l'étape de l'approbation par l'exécutif, le projet de noveau décret devrait rapidement se retrouver sur la table du Parlement, pour une entrée en vigueur dès septembre 2022.

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a finalement approuvé jeudi en troisième et dernière lecture l’avant-projet de décret modifiant le parcours de réussite des étudiants de l’enseignement supérieur.

Portée par la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), cette réforme du décret Paysage de 2013 entend réduire l’allongement constaté des études en fixant aux étudiants des délais resserrés pour réussir leur cursus: «Trop d’étudiants passent actuellement un nombre élevé d’années dans l’enseignement supérieur sans obtenir un diplôme à la fin de leur parcours, constate ainsi la ministre. L’absence de balises claires pénalise particulièrement les plus fragiles, pour qui il est plus difficile de financer un nombre d’années plus élevé dans l’enseignement supérieur».

Concrètement, tout étudiant disposera de cinq années maximum pour obtenir son diplôme de bachelier, avec deux années maximum pour réussir les 60 crédits du bloc 1. Les jurys d’examens au sein des établissements pourront toutefois décider de permettre à un étudiant de s’inscrire une troisième fois dans la même filière selon toute une série de conditions de réussite liées aux différents crédits. En cas de réorientation, les étudiants bénéficieront alors d’une année supplémentaire, ce qui portera leur total d’années pour réussir un bachelier à 6 ans.

Pour le master, l’étudiant disposera de maximum deux ans pour réussir 60 crédits, de maximum quatre ans pour réussir 120 crédits, et de maximum six ans pour réussir ses 180 crédits.

Ce resserrement des conditions de réussite sera accompagné d’aides à la réussite «renforcées et ciblées» vers les étudiants qui rencontrent des difficultés, afin de les guider vers la réussite et la diplomation. Le budget annuel dédié aux aides passera ainsi de 83 millions d’euros à 89 millions d’euros. Par ailleurs, les établissements devront établir un plan stratégique d’aide à la réussite listant les activités de remédiation qu’ils mettent en place et les moyens financiers qui y seront alloués. Une attention particulière devra être portée aux étudiants qui éprouvent des difficultés à réussir les 60 premiers crédits de leur bachelier. Le projet de décret devrait être soumis dès le mois prochain à l’approbation du Parlement.

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