POLITIQUE

Pas d’accord belge avant la COP26: «La N-VA reste climatosceptique»

Le député écologiste Samuel Cogolati ne mâche pas ses mots alors que la Belgique n’a toujours pas signé d’accord sur le «burden sharing» avant la COP26. Et tacle au passage les nationalistes.

La Belgique ne s’est toujours pas mise d’accord, avant la COP26 à Glasgow, sur la répartition de l’effort entre le Fédéral et les Régions, le fameux «burden sharing» (répartition de la charge), face au défi climatique.

Pour Samuel Cogolati, député écolo invité sur DH Radio ce matin, «il faut dire les choses de manière cash: c’est la honte».

À qui la faute? «Clairement, c’est la Flandre qui bloque. Il y a une majorité de Flamandes et de Flamands qui voudraient avancer, mais on voit que la N-VA reste un parti climatosceptique, qui bloque et qui freine» dans ce dossier, «à quelques jours de ce sommet d’importance capitale pour l’avenir de la planète», tance le député.

«Nous sommes face à une Belgique à deux vitesses. Le fédéral montre l’exemple, il s’est déjà engagé à -55% d’émission de CO2 d’ici 2030. J’appelle donc la Flandre à rejoindre le train climatique», explique Samuel Cogolati.

«On veut changer la politique climatique au niveau européen. Et si même au niveau de la Belgique, petit pays de 11 millions d’habitants, on n’arrive pas à montrer l’exemple, franchement ce serait la honte», poursuit-il.

La Belgique, et sa lasagne institutionnelle, est-elle prête à faire face au défi climatique? Pas de doute pour l’écologiste. «Oui, clairement. Nous sommes engagés dans la lutte contre le dérèglement climatique et c’est aussi une opportunité pour notre économie, pour les jobs de demain. Un exemple: l’isolation des bâtiments, notre bâti est une passoire énergétique. L’améliorer, c’est bon pour la planète et c’est bon pour notre portefeuille».

La question du nucléaire, qui divise profondément en Belgique, a également été abordée. Il s’agit d’une solution du passé pour l’invité de Maxime Binet. «Ça fait 18 ans qu’on a voté la sortie du nucléaire en Belgique. Je pense qu’en 2025 c’est une opportunité gigantesque de booster les énergies renouvelables».

«Qu’on le veuille ou non, notre parc nucléaire est arrivé en fin de vie. L’exploitant Engie Electrabel rappelle que de toute façon 5 des 7 réacteurs devront fermer d’ici 2025», détaille-t-il.

«Je plaide pour investir dans les énergies les plus abordables. C’est important de pouvoir investir dans des énergies bon marché, on le voit avec la hausse actuelle des prix. Et la seule source d’énergie dont le prix baisse constamment depuis 10 ans, c’est le renouvelable, le solaire et l’éolien», conclut le député.

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