Sélection Télé - DOCUMENTAIRE (1/2)

La «préhistoire» de la télévision

La «préhistoire» de la télévision

Maritie et Gilbert Carpentier ont présenté «La grande farandole» de 1961 à 1967. © INA – Georges Galmiche – 1973

Début, ce soir, d’un docu en deux parties consacré, ce jeudi et le suivant, à la grande histoire de la télévision française.

L’année 1968 aura, décidément, été celle de tous les changements pour la France, y compris dans le domaine médiatique. C’est alors, en effet, que la télévision française va vivre sa révolution culturelle pour aboutir à un paysage moins uniforme, plus morcelé, et… moins contrôlé par l’État. Ce soir, puis jeudi prochain, France 3 entreprend de revisiter cette grande aventure avec un double documentaire (déjà proposé aux spectateurs de la chaîne en 2020) en retraçant les événements fondateurs.

La première partie, diffusée ce soir (et qui s’étire tout de même sur plus de deux heures, c’est bon à savoir avant de se lancer), se penche sur le «Big Bang» de la télévision française: la création, en 1964 et à la demande expresse du général de Gaulle, de l’ORTF, le fameux Office de radiodiffusion-télévision française qui régnera sur le petit écran pendant dix ans.

C’est l’époque où les téléviseurs ne sont équipés que d’une seule et unique chaîne, et où une partie de la programmation est dictée, ou influencée, par les injonctions venues du monde politique, et notamment le cabinet du ministre de l’Information d’alors, Alain Peyrefitte.

C’est une époque, aussi, où débuteront quelques-unes des figures mythiques du petit écran: Pierre Tchernia, Guy Lux, Léon Zitrone, Jacques Martin, Philippe Bouvard ou, déjà, l’éternel Michel Drucker. Et où de nombreuses émissions cultes, et parfois sujettes à polémiques, verront le jour: Intervilles, La Piste aux Étoiles, Au théâtre ce soir, Cinq Colonnes à la Une, Le Petit Conservatoire de Mireille, La Caméra invisible, Discorama, ou encore le Sacha Show… Des programmes dont de nombreux extraits, issus de l’incroyable fonds d’archives de l’INA (Institut National Audiovisuel), seront proposés, comme autant de madeleines aux spectateurs nostalgiques de la «télé d’avant».

La seconde partie, diffusée jeudi prochain donc, s’intéressera quant à elle à l’éclosion, dès 1968, d’une télévision plus commerciale, où l’émotion et le spectacle primeront progressivement sur l’information, avec ses inévitables conséquences: la création de la notion d’audimat, et l’arrivée de la publicité à l’antenne, y compris sur le service public.

France 3, 21.05

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