MONS

Le policier qui a tué Mawda (2 ans), «anxieux, attend le verdict»: l’arrêt reporté d’une semaine

Le  policier qui a tué Mawda (2 ans), «anxieux, attend le verdict»: l’arrêt reporté d’une semaine

Les parents de Mawda devront encore attendre quelques jours avant de connaître l’arrêt. BELGA

Le policier à l’origine du tir mortel sur Mawda, une petite fille kurde de deux ans, lors d’une course-poursuite, espère être acquitté par la cour d’appel de Mons.

«Il attend le verdict. Il est anxieux. Il espère» être acquitté par la cour d’appel de Mons. Le policier qui, avec son arme de service, a mortellement touché Mawda, une petite fille kurde de deux ans, lors d’une course-poursuite sur l’autoroute le 17 mai 2018, est anéanti.

S’il retravaille, «mais pas sur le terrain», il devra encore attendre quelques jours avant de connaître l’arrêt. Initialement prévu ce vendredi, celui-ci est postposé au 4 novembre, à 14h, a appris ce mardi L’Avenir auprès de son avocat, Me Laurent Kennes.

En première instance, le policier de la route a été reconnu coupable d’homicide involontaire par défaut de prévoyance ou de précaution et a été condamné à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Mons.

Mais l’inspecteur n’accepte pas cette peine, il estime qu’il n’a pas commis de faute. Il n’est, en effet, pas non plus un chasseur de migrants. «Ce n’est pas son boulot. Il s’agit ici d’arrêter un chauffeur fou condamné dans le cadre d’une association criminelle. Arrêter ce comportement-là, c’est légitime.»

Le  policier qui a tué Mawda (2 ans), «anxieux, attend le verdict»: l’arrêt reporté d’une semaine
Le policier retravaille, mais plus sur le terrain. BELGA
La défense avait plaidé l’acquittement. À défaut, Me Laurent Kennes avait sollicité une mesure de faveur, à savoir la suspension du prononcé de la condamnation.

L’accusation était, elle, restée sur ses positions.

«Les parents de Mawda sont tristes et découragés»

La famille de Mawda attend, elle aussi, avec impatience l’arrêt de la cour d’appel.

«Les parents sont tristes et découragés tant les procédures sont longues et pénibles», conclut leur avocate, Me Selma Benkhelifa.


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