CORONAVIRUS

Un «kern» pour préparer le Comité de concertation de mardi

Un «kern» pour préparer le Comité de concertation de mardi

Alexander De Croo BELGA

Le Comité de concertation rassemblant le fédéral et les entités fédérées qui devait se tenir vendredi pour se pencher sur la situation sanitaire a été avancé à mardi après-midi. Il a été précédé ce lundi soir par un «kern».

Le comité ministériel restreint («kern») s’est réuni lundi soir durant deux heures pour préparer le comité de concertation qui se tiendra mardi après-midi pour se pencher sur la dégradation de la situation sanitaire en raison d’une reprise des contaminations au coronavirus et de mauvais indicateurs.

Les principaux ministres du gouvernement fédéral n’ont pris aucune décision - cela relève de la compétence du Codeco -, mais l’équipe du Premier ministre Alexander De Croo souhaite principalement permettre la poursuite des activités dans des conditions les plus normales possible, à condition de faire preuve de la prudence nécessaire, a-t-on indiqué à bonne source.

Les discussions entre le fédéral et les entités fédérées au sein du comité de concertation devraient porter sur l’élargissement de l’exigence du port du masque buccal en intérieur - et pas seulement dans les magasins - ainsi que l’application du Covid Safe Ticket (CST) et l’encouragement à la poursuite du télétravail là où c’est possible.

En ce qui concerne l’extension du port du masque, le fédéral suggère de l’appliquer à tous les endroits fermés accessibles au public.

Le gouvernement flamand n’est toutefois guère partisan de l’élargissement du recours au CST, comme l’a réaffirmé lundi son ministre-président, Jan Jambon (N-VA), depuis Dubaï.

L’option de mettre fin à la phase fédérale de la gestion de la crise sanitaire semble pour sa part provisoirement écartée.

Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit), avait évoqué la semaine dernière à la Chambre la possibilité d’activer pour la première fois la loi sur les pandémies - approuvée en juillet par les députés. Mais une telle activation nécessite une base juridique solide. Il faut préalablement déclarer une urgence épidémiologique, ce qui nécessite un avis scientifique.

De source gouvernementale, on souligne toutefois que la situation sanitaire, même si elle se dégrade avec une hausse des contaminations et des admissions dans les hôpitaux et dans les unités de soins intensifs, n’est pas comparable avec celle qui prévalait l’an dernier, alors que les vaccins contre le coronavirus n’étaient pas encore sur le marché.

Une autre approche est dès lors possible, a-t-on ajouté de même source.



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