CORONAVIRUS

Covid: l’impact de la météo bien plus limité que celui des mesures gouvernementales

Covid: l’impact de la météo bien plus limité que celui des mesures gouvernementales

Les mesures gouvernementales prises pour lutter contre la transmission du sars-cov-2 ont jusqu’à cinq fois plus d’impact que les changements des températures, ressort-il d’une étude publiée dans la revue Nature BELGA

Les mesures gouvernementales prises pour lutter contre la transmission du sars-cov-2 ont jusqu’à cinq fois plus d’impact que les changements des températures, ressort-il d’une étude publiée dans la revue Nature.

L’étude s’est concentrée sur la période allant de janvier à avril 2020, ce qui permet de ne pas voir les résultats être faussés par l’apparition des variants ou encore des campagnes de vaccination. Un peu plus de 400 villes ou zones géographiques de 26 pays ont été observées dans les deux hémisphères. Ces entités comptabilisaient ensemble 44% de l’ensemble des notifications de contaminations au virus sur cette période (selon les données de l’Université John Hopkins).

Les chercheurs ont défini d’une part le taux de reproduction effectif (adapté aux biais socio-culturels, à la densité, au PIB, etc) et ont analysé les variables météorologiques (température, humidité, vent, ensoleillement et précipitations) de l’autre. Ils ont ensuite regardé l’impact de ces changements météorologiques sur le taux de reproduction, ainsi que l’impact des mesures gouvernementales (évaluées par l’Oxfort Covid-19 Fovernment Response Tracket - OxCGRT).

Il ressort de leurs travaux que les changements de températures (+10°c) ont un effet modeste sur le taux de reproduction (2,4%), tout comme le degré d’humidité (2%). L’ensoleillement, la vitesse du vent et les précipitations n’en auraient aucun. Les liens entre températures, humidité et transmission du sars-cov-2 peuvent s’expliquer, selon les auteurs, par trois mécanismes directs mais aussi indirects: premièrement, ces variables peuvent limiter la capacité du virus à survivre sur les surfaces et dans les aérosols, deuxièmement les mécanismes de réponse immunitaire de l’être humain sont modifiés par les changements saisonniers (ils sont par exemple plus faibles en cas de manque de vitamine D, soit de luminosité), enfin, les températures très basses ou très hautes peuvent entraîner la population à passer plus de temps dans les espaces clos, ce qui accroît le risque de transmission.

Il ressort par contre de l’analyse des mesures gouvernementales que celles-ci peuvent jouer sur le taux de reproduction jusqu’à 13,8% quand l’index d’Oxford passe de la fourchette minimale à la maximale.



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