article abonné offert

FOOTBALL

Passé par l’Excel et le RWDM, Benjamin Delacourt se sent plus Mouscronnois que Bruxellois

Passé par l’Excel et le RWDM, Benjamin Delacourt se sent plus Mouscronnois que Bruxellois

Benjamin Delacourt avait une hargne qui ferait beaucoup de bien aux Hurlus aujourd’hui. Photo News

S’il est passé par l’Excel et le RWDM, le défenseur central a choisi son camp pour le match à six points de ce soir.

S’il a quitté le monde professionnel, Benjamin Delacourt n’en a pas fini avec le football. Il y a peu, il a défrayé la chronique en mettant un but décisif avec Tourcoing lors du 5e tour de la Coupe de France face à Boulogne. Mais avant de faire les beaux jours des Ch’tis, le défenseur central avait ravi les supporters de Mouscron et du RWDM. Les deux clubs qui se retrouvent ce soir au Canonnier.

«Dur pour le public du RWDM»

«Je suis beaucoup plus Mouscron que les Bruxellois. C’est là que j’ai fini ma formation après mon passage au LOSC et où j’ai débuté en équipe première. J’ai plus de contacts. Aujourd’hui, on ne peut qu’être triste quand on voit l’état du club. Je ne regarde plus les matchs mais je suis toujours les résultats. J’ai vu qu’on avait rappelé Philippe Saint-Jean et Olivier Croes pour rattraper la situation. C’est une bonne chose. Ce sont de bonnes personnes qui ont été importantes dans ma carrière, notamment pour mon développement en tant que joueur ou sur le plan physique. J’espère juste qu’il n’est pas trop tard vu la difficulté de la D1B.

J’ai été moins marqué par mon passage au stade Edmond Machtens. Ils avaient appelé Julien Gorius pour remettre un peu d’ordre. Je l’espère car je ne garde pas un excellent souvenir des personnes en place dans la structure. Par contre, je souhaite quand même que le RWDM s’en sorte pour ses supporters. Ils sont tellement fervents. Ce sont eux qui font vivre ce club historique. Quand on montait sur le terrain, on avait envie de tout donner pour eux. J’ai mal pour eux. Mais si le club descend, ce sera à l’image de la direction en place…».

«Je ne vais plus au stade»

Lors de son passage au Cercle, le Français a côtoyé le nouveau T1 hurlu, José Jeunechamps. «C’était quelqu’un très proche de ses joueurs. On pouvait rigoler. J’espère qu’il gardera ça, même si un coach principal doit prendre un peu distance. Il connaît bien le foot et a toujours été auprès de grands entraîneurs comme Vercauteren, par exemple».

Pour se relancer dans ce championnat, le REM et le RWDM ont besoin d’une série de bons résultats. Début ce soir? Benjamin mise sur l’équipe visitée. «J’espère que Mouscron gagnera. Même une victoire 1-0 sur le but le plus dégueulasse de la terre, cela me va, sourit celui qu’on a bien connu aux Francs Borains aussi. La victoire devient obligatoire si Mouscron veut se sauver car le retard est déjà important. Je le souhaite de tout cœur. L’Excel reste un club particulier. Il est encore très familial. Il n’y en a plus beaucoup comme lui en Belgique. Comme j’étais encore à l’école des Sports de Mouscron l’année dernière, en tant qu’encadrant pour le foot élite, j’ai toujours des connaissances dans l’encadrement. Mais aussi dans le groupe. J’ai joué avec Mohamed, Gnohéré, Taravel. J’espère qu’ils feront le job».

Vous l’aurez compris, le REM comptera sur un supporter de choix dans ce match à 6 points. Même s’il ne sera pas au stade. «Je n’y suis pas encore revenu depuis mon départ. Cela me fait trop mal au cœur de voir le Canonnier vide par rapport à ce que j’ai vécu lors de mon passage. Je préfère retourner au Futurosport où je ressens encore cette âme hurlue…»

Coach ou préparateur physique?

S’il est toujours au niveau sur les pelouses françaises, Benjamin Delacourt pense doucement à l’après-carrière. «Avec le Covid, j’ai passé plus de temps à la maison, proche de ma famille. À mon âge, je n’avais plus envie de me retrouver sur les routes, loin d’elle. C’est pour cela que j’ai quitté les Francs Borains pour Tourcoing. Même si je me sens encore joueur à 100%, je commence à penser à l’après car je ne vivrai pas éternellement du foot en tant qu’acteur de terrain. J’ai commencé à prendre en charge des jeunes. Jusqu’à septembre, je le faisais encore au sein de l’école des Sports de Mouscron. J’ai cette envie de transmettre ma passion aux gamins».

Avant de leur faire avec des adultes au sein d’un noyau pro? «Pourquoi pas? Mais je ne sais pas encore si ce serait dans l’encadrement technique ou en tant que préparateur physique où j’ai mes diplômes. Cela me plairait de rester proche des terrains. Un retour à l’Excel Mouscron? Pourquoi pas! Si on m’ouvre la porte, je la prendrai. On en avait déjà discuté avec Olivier Croes et Albert Semedo pour le Futurosport. Je pourrais certainement revenir un jour».

Nos dernières videos