article abonné offert

COVID

Pas (encore) d’assouplissement des mesures à l’école

Pas (encore) d’assouplissement des mesures à l’école

Les protocoles de gestion du Covid mettent la pression sur les écoles et les élèves. Photo News

Quarantaine, tracing: la gestion du Covid dans les écoles était discutée ce mercredi par les différents ministres de la Santé… qui n’ont finalement pas tranché.

Faut-il alléger les protocoles de gestion du Covid dans les écoles? La question était au centre des discussions en Conférence interministérielle Santé (CIM) ce mercredi. Les différents ministres de la Santé du pays n’ont cependant pas tranché: le débat se poursuivra donc lors de la prochaine réunion.

Depuis plusieurs jours, des voix s’élèvent pour demander l’assouplissement des mesures Covid mises en place dans les établissements scolaires et les collectivités d’enfants.

Cette requête est notamment formulée par la ministre de la Santé et de l’Enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles, Bénédicte Linard (Écolo). «Ce que nous demandons, c’est d’alléger la pression sur les écoles en matière de gestion des cas Covid, de tracing et de quarantaine. Il faut désormais se concentrer sur les enfants qui ont des symptômes et qui, eux, doivent être testés et rester à la maison. Or, ce que l’on constate depuis quelque temps, c’est que beaucoup d’enfants qui ne présentent pas de symptômes sont mis en quarantaine. Certains d’entre eux ont parfois enchaîné jusqu’à dix tests!», nous dit-on au cabinet de la ministre.

Les services de Promotion de la santé à l’école (PSE) ont également tiré la sonnette d’alarme : s’occuper du tracing les empêche de poursuivre leurs missions de suivi de santé des élèves, notamment en matière de santé mentale. Les services de médecine scolaire de l’enseignement libre ont d’ailleurs annoncé «qu’ils ne s’occuperaient plus du tracing, ni de la vaccination Covid, souligne un communiqué de la CNE. Pas qu’ils se désintéressent du risque d’accroissement de la contamination, mais le suivi Covid des jeunes vise essentiellement la protection de la santé des plus âgés. Cela ne peut pas se faire en négligeant la santé des jeunes.»

Des dégâts importants

Ces demandes sont de plus en plus pressantes, alors qu’un premier assouplissement des protocoles de mises en quarantaine est, pourtant, déjà entré en vigueur début octobre. Aujourd’hui, si un deuxième cas de Covid apparaît dans une classe ou si l’enseignant est positif, toute la classe doit être testée mais peut sortir de quarantaine si le test s’avère négatif. Les enfants peuvent donc revenir en cours rapidement, au compte-gouttes.

Dès lors, est-il vraiment nécessaire d’aller plus loin? « Oui, car nous ne sommes plus dans la situation de septembre 2020. Aujourd’hui, 85% des adultes sont vaccinés. La vaccination protège les plus fragiles et les enfants sont peu malades, martèle le cabinet de Bénédicte Linard. Cette contrainte que l’on fait peser sur des enfants qui ne sont pas malades cause des dégâts importants en termes d’apprentissages, de santé mentale, etc. Nous allons donc continuer à plaider en faveur du bien-être des enfants.»

Notons que la prochaine CIM se tiendra dans une semaine, juste avant un nouveau Comité de concertation, prévu le 29 octobre.

Nos dernières videos