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WANZE

À Bas-Oha, on en a assez des camions déroutés

À Bas-Oha, on en a assez des camions déroutés

Frédéric Bouchat déplore de nouveaux dégâts à son mur, au carrefour des rues de Bas-Oha et Adrien David où viennent se faire piéger des semi-remorques et gros engins agricoles. Heymans

Mardi, un engin agricole pris au piège du carrefour de la rue de Bas-Oha avec la rue Adrien David a abîmé le mur d’un riverain. Pas une première.

«En 14 ans, c’est la quatrième fois qu’on fait des dégâts à mon mur. Je le renforce à chaque réparation. D’ailleurs, l’agriculteur qui l’a accroché cette nuit a, malheureusement pour lui, bien abîmé sa grosse machine. La semaine dernière, c’est un semi-remorque qui avait éraflé le mur du voisin avec son déport. Je ne compte plus le nombre de fois où des gros camions se retrouvent coincés dans le carrefour. Sans train arrière mobile, il est impossible pour eux de passer. La plupart doivent s’y prendre à plusieurs fois pour manœuvrer… quand le cul des remorques ne vient pas taper dans mon mur.»

Rue de Bas-Oha et rue Adrien David

La maison de Frédéric Bouchat fait le coin entre la rue de Bas-Oha et la rue Adrien David, à Wanze. Un carrefour très difficile à négocier pour les engins agricoles de gros volume et les semi-remorques, surtout quand on l’aborde depuis la rue de Bas-Oha. Et quand on ne le sait pas… «Cette nuit, il s’agissait d’un entrepreneur agricole qui m’a dit avoir voulu prendre un raccourci par le bas de Bas-Oha pour aller sur un champ d’un client. Il s’est confondu en excuses et s’est même étonné qu’on puisse passer par ici. Il m’a assuré qu’on ne l’y reprendrait plus. Un tracteur avec une remorque, ça passe. Mais pas un tout gros engin agricole», témoigne le Bas-Ohatois.

Le charroi agricole en hautes saisons n’est cependant pas le plus gros nœud du problème pour Frédéric Bouchat, qui pointe davantage les tentatives des poids lourds de virer à droite quand ils débouchent de la rue de Bas-Oha. «Pour en avoir parlé avec des chauffeurs, il apparaît qu’ils sont déviés erronément par leur GPS depuis la chaussée de Wavre. Il leur dit de virer à droite par la rue de Bas-Oha pour rejoindre le zoning de Seilles en plongeant à travers le village, plutôt que de poursuivre leur route et de prendre la vallée de la Meuse. C’est une vraie problématique. La Commune avait fait placer des plots devant chez moi par le passé, mais sans réel résultat. Ne devrait-on pas devoir penser à une signalisation pour interdire un certain tonnage à l’entrée de la rue de Bas-Oha à son carrefour avec la chaussée de Wavre?»

Rue des Messes, rue Bertrand, rue Fond du Ry

Ce n’est pas la première fois que le dossier vient sur la table des autorités wanzoises. D’ailleurs, le sujet a été évoqué lors de la tournée des réunions citoyennes qui s’arrêtait à Bas-Oha la semaine dernière, selon Bernard Lhonnay qui fait fonction de bourgmestre en l’absence temporaire de Christophe Lacroix. «C’est un vrai problème qui se présente aussi au niveau de la rue des Messes et de la rue Bertrand, analyse Bernard Lhonnay. Avec des camions qui arrivent par les campagnes d’Envoz pour plonger à travers Bas-Oha vers la vallée. Beaucoup de transporteurs internationaux équipent leurs camions de GPS voiture… Parfois même, on les fait plonger par la rue Fond du Ry où il leur est impossible de passer sous le ponton, sans parler des dégâts au niveau du revêtement!»

Des solutions pour empêcher ces déviations de semi-remorques qui n’ont rien à faire dans Bas-Oha, Bernard Lhonnay n’en voit qu’une, radicale. «Pour les camions venant d’Envoz, les stopper dès Héron et leur imposer de gagner Seilles via la sortie d’autoroute d’Andenne. Et pour les autres, les inciter à descendre la chaussée de Wavre et à suivre la vallée par la rue Léon Charlier. On va réinterroger la police sur l’opportunité d’une signalisation dissuasive, mais je crains que cela ne soit pas porteur car la plupart des camionneurs, comme beaucoup d’automobilistes d’ailleurs, ont le réflexe de suivre aveuglément ce que leur dicte leur GPS sans prêter vraiment attention aux éventuels panneaux. On a déjà évoqué un portique pour protéger la rue Fond du Ry, mais quid des livreurs de mazout? Quant au charroi agricole, Bas-Oha est le dernier village avec Huccorgne où nous avons encore des fermiers. Il faut pouvoir les laisser travailler. Mais le souci est que les engins sont de plus en plus gros alors que les routes ne s’élargissent pas…»


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