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FOOTBALL

De retour à l’Excel Mouscron: Jeunechamps fixe sa priorité: «Remettre les têtes à l’endroit» (+ photos)

José Jeunechamps a dirigé sa première séance en tant que T1. Le coach croit dans les possibilités de son groupe et à la structure qui doit se mettre en place au Canonnier..

Mardi matin, l’Excel Mouscron a officialisé la nomination de José Jeunechamps à son poste de T1. Un retour par la grande porte pour le T2 qui avait été mis de côté durant le passage d’Enzo Scifo. Malgré la déception passée, l’ancien entraîneur adjoint du Standard a accepté la demande de Philippe Saint-Jean de devenir coach principal. Il nous explique les raisons de son retour mais aussi ses priorités avant l’importantissime réception du RWDM vendredi, le plus proche concurrent des Hurlus. Entretien avec celui qui aura pour mission de redresser la barre.

José, vous voilà de retour au Canonnier. Comment s’est-il organisé?

Un peu par hasard. Je vais être correct et le plus franc avec vous, je ne regardais plus vraiment les matchs de Mouscron car j’avais encore de la déception par rapport à ce qu’il s’est passé. Je suivais toujours l’actualité. Mais regarder une rencontre, c’était trop difficile pour moi. J’ai vu la semaine dernière qu’Enzo Scifo avait été limogé. Puis j’ai lu que Mbo et Émile Mpenza avaient été remerciés. Entre-temps, Philippe Saint-Jean m’avait appelé une première fois. De mon côté, j’avais une autre proposition comme T2. Philippe Saint-Jean m’a appelé une seconde fois pour me dire que c’était plus concret. J’ai hésité longtemps à prendre le poste. J’ai pris ma décision car j’ai reçu énormément de respect au sein du club. Les joueurs m’en ont montré énormément quand je suis parti. C’est une des premières fois que je recevais autant de messages de soutien. Puis il y avait aussi celui des membres du Futurosport et des bénévoles. C’est pour eux que je le fais.

Avez-vous été surpris de cette proposition?

Oui. Mais la vie est faite de surprises! J’ai pesé le pour et le contre avant de donner ma réponse. J’ai appelé des connaissances du monde du football pour en discuter. Je n’avais pas grand-chose à perdre. Puis, j’ai surtout senti une volonté de tous de bien faire les choses. Du moins, de la façon dont moi j’aime les faire.

La situation est difficile avec cette dernière place. Le match de vendredi est déjà très important. Il faudra prendre des points.

C’est sûr. Mais le plus important, c’est la façon dont on va s’organiser pour les prendre. Pour y arriver, il faut une structure. Philippe Saint-Jean est quelqu’un de compétent pour la mettre en place. Il est occupé à construire un staff autour de moi afin de prendre en charge toutes les besognes nécessaires pour bien préparer un match. Cela prend du temps, même si on est conscient d’en avoir peu. Mais on va préparer au mieux le prochain match et les suivants. Mais je le répète, le plus important est de mettre en place l’encadrement pertinent.

Sur quoi allez-vous insister en premier?

Sur le mental. On sent que les joueurs ont la tête à l’envers. On doit leur remettre à l’endroit. On doit parler et redonner de la confiance. Mais on a un groupe agréable pour travailler. Il faut leur rendre la notion de plaisir. Ici, on constate que cela va bien par moments puis tout s’effondre après un but. On doit rester humble et organisé. On insiste aussi sur le fait qu’on ne veut plus voir de gestes de frustration dans le groupe. Car cela envoie un mauvais message à tout le monde. Si on réagit après une mauvaise passe, on envoie le message que le coéquipier est nul. Je n’accepte plus cela au sein de mon groupe. On n’a pas de baguette magique. On est conscient du retard à rattraper. Mais on fait le maximum pour remettre les têtes à l’endroit.

Peut-on penser à l’apport d’un coach psychologique?

Je n’en ai pas encore parlé au staff mais c’est un outil qui peut être utilisé. Je ne suis pas un partisan à la base. Mais je l’ai vécu au Cercle sous Franky Vercauteren. Cela avait fait du bien au groupe. Cela avait été un élément important de notre belle remontée. Je l’ai vécu et cela a porté ses fruits. Alors pourquoi pas? Je suis certain que mes joueurs n’ont pas perdu leur football. Mais ils sont fragilisés dans les têtes.

Vous n’avez jamais vraiment ambitionné un poste de T1. Vous étiez même contre. Pourquoi ce changement?

Comme je l’ai dit plus tôt, la vie est faite d’opportunités. Ma vision sur le poste de T1 n’a pas changé. Je ne cherche pas à faire à tout prix une carrière. Je prends un risque ici. Si je cherchais une carrière, j’aurai pu attendre un autre challenge. Mais le respect que j’ai senti à Mouscron a été important dans ma décision. Je tiens aussi à préciser que rien n’a été fait dans le dos. Quand j’ai senti que ma relation avec Enzo Scifo amenait plus de négatif que de positif, je me suis effacé. Les choses ont coulé. Je suis même triste de ne pas retrouver les frères Mpenza. Mais on sait comment cela va dans le football. Les gens passent. C’est pourquoi la structure est plus importante que les personnes. C’est important d’avoir un mode de fonctionnement bien tracé comme cela se fait au Futurosport. On voit que cela fonctionne pour eux, comme chez les U21 par exemple. Alors pourquoi pas chez nous?

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