LIÈGE

VIDÉO | Blocage d’autoroute à Herstal en 2015: manifestation des syndicats suite à la condamnation de 17 militants

VIDÉO | Blocage d’autoroute à Herstal en 2015: manifestation des syndicats suite à la condamnation de 17 militants

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Les dirigeants de la FGTB ont écopé d’un mois de prison avec sursis et les syndicalistes de quinze jours de prison avec sursis

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Ce mardi, dans le courant du début de l’après-midi, Thierry Bodson a affirmé son intention d’aller devant la cour européenne à la suite de la condamnation prononcée par la cour d’appel de Liège qui a condamné les syndicalistes à des peines allant de quinze jours à un mois de prison avec sursis et des amendes avec sursis pour avoir participé au blocage des autoroutes lors de la manifestation du 19 octobre 2015. Ils avaient notamment totalement bloqué l’autoroute E40 à Herstal. Cette action de grève menée dans toute la province de Liège était contre le gouvernement Michel. Les syndicalistes ont bloqué les accès aux principaux zonings industriels et les autoroutes. Ils ont empêché la circulation sur l’autoroute A602 et la E40 à hauteur du pont de Herstal et ont provoqué des centaines de kilomètres de files sur toute la province. Lors de la manifestation, les auteurs ont mis le feu à des pneus, mais aussi à des palettes de bois.

Des syndicalistes, mais aussi des responsables syndicaux de la FGTB, censés encadrer la manifestation dont Antoine Fanara, le secrétaire régional de la FGTB-Métal, mais aussi Thierry Bodson, le secrétaire général de la FGTB devaient répondre d’entrave méchante à la circulation. Après cette décision, quelques dizaines de manifestants de la FGTB se sont réunis devant le palais de justice de Liège pour manifester contre la décision. “C’est une déception complète par rapport à la justice dans ce pays”, a indiqué Thierry Bodson. “Le premier jugement est confirmé et même renforcé. De jugement en jugement, on continue à modifier la jurisprudence dans ce pays, à faire évoluer l’article 406 du code pénal. Le jugement dit et redit que nous ne sommes pas arrivés à 5 h 30 sur le pont, que nous ne sommes pas les organisateurs et les instigateurs de l’arrêt, mais que notre présence, même une heure ou deux après, est suffisante que pour nous condamner.”

En réalité, la cour a estimé que l’arrêt avait été prévu bien avant les faits. “Il y a une volonté de faire peur, demain dans le cadre d’organisations, de manifestations, que ce soit pour les syndicalistes ou les mouvements sociaux.” Selon Thierry Bodson, cette décision aurait pour but de faire taire les actions futures. “Quand on voit que la condamnation est plus forte pour les dirigeants que les autres, cela démontre que l’on essaye de décourager demain que les actions, qu’elles soient syndicales ou citoyennes de s’exprimer et d’occuper l’espace public.” Les syndicalistes ont fait état de leur volonté de contrer la décision de la cour d’appel. “Nous allons aller à la cour de justice européenne. Dans différents pays comme l’Autriche ou la Lituanie, des jugements pareils qui ont été rendus à un niveau national ont été infirmés.”


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