THÉÂTRE

Noa, 10 ans, en tournée avec le spectacle «Kingdom»

Noa, 10 ans, en tournée avec le spectacle «Kingdom»

Avant de participer à «Kingdom», Noa n’avait jamais fait de théâtre. D.R.

Noa Staes, 10 ans, joue actuellement dans «Kingdom» («Royaume», en anglais), une pièce de théâtre forte en émotions. Nous l’avons rencontré après une de ses nombreuses représentations.

Depuis le mois d’avril, Noa Staes a intégré la troupe d’acteurs de «Kingdom», une pièce de théâtre mise en scène par la Belge Anne-Cécile Vandalem. Une première expérience sur les planches pour le jeune garçon qui va tourner en Belgique et dans plusieurs pays européens pendant au moins deux ans avec cette pièce.

Kingdom, qu’est-ce que ça raconte?

C’est l’histoire de deux familles qui ont décidé de quitter le monde moderne pour s’installer dans la taïga russe, une gigantesque forêt, dans un endroit complètement coupé de la civilisation. Seul un vol en hélicoptère permet de s’y rendre.

Mais même au «bout du monde», les problèmes les poursuivent. Des problèmes qui vont se dérouler sous l’œil de deux cameramans venus réaliser un documentaire sur leur mode de vie. Et sous les yeux des spectateurs de «Kingdom».

Dans la pièce, Noa Staes joue le rôle de Michka, un des quatre enfants du «royaume».

Avant de participer à «Kingdom», Noa n’avait jamais fait de théâtre mais «juste quelques tournages publicitaires», nous explique sa maman, Julie: «Ils recherchaient des enfants très blonds aux yeux bleus. Noa a postulé. Le casting s’est déroulé sur une année complète. Et il a été pris pour tenir le rôle de Michka.»

Depuis, avec un coach, il a tout appris: comment retenir son texte, comment se positionner sur scène, comment interagir avec la caméra. C’est la particularité de la pièce: en plus d’être sur une scène de théâtre, les acteurs sont filmés et les images sont projetées en direct, sur un grand écran au-dessus de la scène.

Noa, 10 ans, en tournée avec le spectacle «Kingdom»
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Je sais pleurer sur commande

Noa a aussi appris à faire passer des émotions, très nombreuses et prenantes dans le spectacle. Des émotions qui passent par des regards, par des petits détails. «Maintenant, je sais pleurer sur commande», affirme-t-il, souriant mais fatigué, après le spectacle. Il faut dire que ce jour-là, Noa enchaînait école le jour et représentation le soir. Pas toujours facile à concilier, mais Noa et sa famille s’organisent.

«Quand il y a des représentations, il va à l’école quand c’est possible, explique sa maman. Sinon, il reçoit les leçons et les devoirs par Internet. Avec les trois autres enfants, ils ont une «nounou», Fabien, pour s’occuper d’eux en dehors des représentations. C’est donc avec Fabien qu’il travaille pour l’école, et qu’ils font aussi des activités de détente. Des visioconférences vont aussi être mises en place pour qu’il puisse garde un contact avec sa classe. L’école est très compréhensive.»

Avec cette pièce, Noa s’est engagé dans un projet de longue haleine. La pièce a été présentée au Festival d’Avignon (France) et après, «c’est parti en vrille», sourit Noa. Elle a effectivement rencontré un grand succès et a donc débuté une longue tournée.

Noa pense déjà à l’après «Kingdom».

Son rêve? Continuer de jouer et de tourner et puis, «habiter à New York». Mais en attendant, il profite de cette belle opportunité qui lui est offerte. Et de la présence sur scène de trois chiens, acteurs, eux aussi, dans la pièce, qu’il apprécie beaucoup.

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