FRANCE

Un an après, hommage à Samuel Paty dans les toutes les écoles de France

«Qu’est-ce pour vous, la liberté d’expression? A-t-on le droit de blasphémer?». Tout au long de la journée de vendredi, écoliers, collégiens et lycéens rendent hommage à Samuel Paty, tué il y a un an pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet.

Minute de silence, débats en classe, projection de documentaires autour de la laïcité... Charge aux équipes pédagogiques de décider du contenu de cet hommage.

«Les établissements ont la liberté de s’organiser. Cela pourra prendre la forme d’échange, de discussion. C’est l’occasion de parler de la place du professeur, du savoir», a expliqué jeudi le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer.

En revanche, Blanquer a déjà prévenu: si ces hommages venaient à être «perturbés», les élèves concernés seraient «sanctionnés», a-t-il insisté au micro de RMC jeudi.

Mercredi déjà, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait appelé les préfets à une «vigilance totale» lors de cet hommage, et plus particulièrement «dans et aux abords des établissements scolaires».

Du côté des enseignants, Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire (collèges et lycées), explique qu’on «sent beaucoup d’émotion qui remonte chez les profs à la veille de cet hommage, face aux souvenirs et au choc que cela a représenté».

«Il y a une volonté des enseignants de vouloir lui rendre hommage dignement», dit-elle.

Il y a une volonté des enseignants de vouloir lui rendre hommage dignement

Samedi, «dans l’entrée même du ministère, une plaque qui pour toujours rendra hommage à Samuel Paty sera inaugurée. Le Premier ministre viendra, ainsi que d’autres membres du gouvernement, avec les parents et la famille de Samuel Paty», a souligné M. Blanquer.

La famille sera ensuite reçue dans l’après-midi à l’Élysée par Emmanuel Macron.

En parallèle, un square Samuel-Paty sera également inauguré samedi face à la Sorbonne, lors d’une cérémonie que la mairie de Paris veut simple et recueillie.

Le 16 octobre 2020, ce professeur d’histoire-géographie de 47 ans avait été poignardé puis décapité près de son collège, à Conflans-Sainte-Honorine, par Abdoullakh Anzorov, réfugié russe d’origine tchétchène, tué peu de temps après par la police.

Le jeune homme de 18 ans, radicalisé, lui reprochait d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Il avait pris connaissance de la polémique autour des caricatures avec une vidéo sur internet de Brahim Chnina, père d’une collégienne.

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