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Shakuntala et ses poissons pour lutter contre la faim dans le monde

Shakuntala et ses poissons pour lutter contre la faim dans le monde

Shakuntala Haraksingh Thilsted a consacré sa vie à la lutte contre la faim dans le monde. D.R.

Ce 16 octobre, c’est la Journée mondiale de l’alimentation. Des millions d’êtres humains souffrent encore de la faim un peu partout sur la planète. Des personnes se mobilisent pour trouver des solutions. C’est le cas de Shakuntala Haraksingh Thilsted et de ses recherches sur les poissons, pour lutter contre la malnutrition.

Près de 10% de la population mondiale souffre de la faim, soit des centaines de millions de personnes. Pourtant, on produit assez de nourriture. Mais comme pour beaucoup d’autres choses, il y a un problème de répartition au niveau mondial: les riches mangent trop et les pauvres pas assez.

Souffrir de la faim, c’est grave. La faim provoque des maladies graves et des handicaps, mais elle entraîne aussi la mort. La faim frappe essentiellement les populations des pays en développement (pays pauvres), mais pas que. Dans les pays riches aussi, beaucoup de gens ne mangent pas tous les jours à leur faim.

Un «prix Nobel» de l’alimentation

Face au problème de la faim dans le monde, des organisations, des associations et des personnes se mobilisent pour trouver des solutions.

C’est le cas de Shakuntala Haraksingh Thilsted, une chercheuse en physiologie de la nutrition. En d’autres termes, elle étudie l’alimentation humaine et réfléchit à la meilleure manière de se nourrir pour répondre aux besoins de notre corps.

Elle a par exemple découvert que des petits poissons que l’on trouve au Bangladesh contiennent beaucoup de nutriments essentiels aux humains. Ils apportent beaucoup à ceux qui les consomment. Et ces poissons peuvent être élevés de manière durable (respectueuse pour la planète et les espèces vivantes) et peu coûteuse.

Ces découvertes permettent de donner une réponse accessible aux problèmes de malnutrition. Outre ses recherches scientifiques, Shakuntala Haraksingh Thilsted s’est également investie de manière politique, pour convaincre les autorités d’intégrer les poissons dans leur programme de production alimentaire ou l’aide aux plus pauvres. En Inde, par exemple, le poisson séché fait désormais partie des rations alimentaires fournies aux populations les plus vulnérables.

Ce genre de décision permet d’améliorer la santé de milliers et milliers de personnes, et plus particulièrement d’enfants, très impactés par les problèmes de malnutrition.

Pour son travail, Shakuntala Haraksingh Thilsted a reçu le World Food Prize, une sorte de prix Nobel de l’alimentation. Il permet, aussi, de montrer l’importance des aliments aquatiques dans la lutte contre la faim dans le monde.

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