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Alerte à l’«anthrax» chez l’huissier

Alerte à l’«anthrax» chez l’huissier

Un périmètre de sécurité a été placé aux alentours du bâtiment. Canular ou réelle intention de nuire, la situation est sous contrôle. ÉdA – Florent Marot

Les employés d’une étude d’huissiers de justice ont découvert une enveloppe suspecte ce jeudi matin.

Ce matin, vers 9 h 50, les employés d’une étude d’huissiers ont contacté les services de secours. En cause, une enveloppe suspecte et remplie de poudre blanche dans le courrier du jour. Derrière ce type de colis anonyme plane toujours la menace d’une contamination volontaire avec des bactéries de bacille du charbon, souvent vulgarisé sous sa forme anglaise, «anthrax».

La maladie du charbon, très contagieuse, peut provoquer des ulcères cutanés et des complications graves au niveau respiratoire et gastro-intestinal. Pour éviter tout risque de contagion, les 22 personnes présentes dans l’étude lors de l’ouverture de l’enveloppe sont restées confinées le temps de l’intervention. Les pompiers et ambulanciers ont maintenu la situation sous contrôle jusqu’à l’arrivée de la protection civile aux alentours d’11 h 30.

Les alertes au bacille de charbon sont monnaie courante depuis les premiers faits de contamination volontaire aux États-Unis peu après les attentats du 11 septembre 2001. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une fausse alerte où la poudre est en réalité de la farine, du sucre ou toute autre substance inoffensive. Soit un mauvais canular. Mais qu’importe, que la poudre soit du sel ou du bacille de charbon, le déploiement des services de secours est le même, au cas où la menace venait à se confirmer.

Le colis a été emporté par la protection civile pour analyse. Mais a priori, selon les premières constatations, il ne s’agissait pas de bacille de charbon.


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