ATHLÉTISME

« Je profite, tranquille… » : Nafi Thiam n'a pas encore la tête à la reprise des entrainements

« Je profite, tranquille… » : Nafi Thiam n'a pas encore la tête à la reprise des entrainements

Un mois après le Mémorial, Nafi n’a pas encore la tête à la reprise des entraînements. BELGA

Entre deux voyages, Nafi Thiam ne pense pas encore (trop) à la reprise des entraînements.

Il y a eu la Suède, le Pérou et bientôt une autre destination sur laquelle elle gardera le mystère. Nafi Thiam est en vacances et elle compte bien en profiter pour se changer les idées! «C’est le moment ou jamais. J’ai vraiment un mois pour voyager parce que, le reste de l’année, je suis pour ainsi dire bloquée par les entraînements et je peux à peine partir un week-end à la mer. Alors j’en profite, tranquille», sourit la double championne olympique. «Le Pérou, par exemple, c’était top! C’est un voyage que j’avais envie de faire pour moi depuis très longtemps et je suis contente de l’avoir fait. Je suis partie sur un coup de tête mais plus rien n’étonne ma maman (sourire).»

Diplômée en sciences géographiques, Nafi «adore voyager». «Je pars chaque année, j’ai envie de voir plein de choses. Et puis, c’est bien aussi de quitter parfois la Belgique et de faire les choses de manière anonyme. Je ne suis pas juste une athlète. Il y a d’autres choses qui m’intéressent dans la vie et auxquelles j’ai envie de penser.»

Comprenez par là que la reprise des entraînements, déjà effective chez certains athlètes, n’est pas encore pour tout de suite pour Nafi Thiam. «Chacun son timing, on n’a pas tous terminé notre saison au même moment. Moi, en tout cas, ça ne me démange pas encore», reprend l’athlète. «Il n’y a pas de date de reprise précise. Certaines années, on avait convenu d’une date et j’ai recommencé deux ou trois semaines plus tôt. C’est vraiment au feeling, que ce soit dans un sens ou dans l’autre. Cela ne sert à rien de rester bloqué sur un planning trop précis.»

«Il n’y a pas d’urgence»

Bientôt, elle se posera avec son entraîneur Roger Lespagnard pour faire le point. «Après les Jeux, à l’entraînement, on a déjà discuté un peu. Et on va bientôt se revoir pour évoquer la reprise, pour savoir comment on voit les choses. Cela va se faire calmement; il n’y a pas d’urgence. La date de reprise dépend du corps, de la fatigue, de comment je me sens. Le but, c’est de recommencer en étant à 100%, sans connaître de souci à droite à gauche, et avec de l’envie. C’est pourquoi il est important de prendre le temps.»

Le temps de prendre du recul sur les choses et notamment sur ces émotions exacerbées tout au long de la saison olympique. «Par rapport à Tokyo, où je sortais d’un heptathlon harassant, j’ai décompressé. La pression est retombée mais je n’ai aucun doute sur le fait qu’elle reviendra. À moi de trouver les moyens de la faire diminuer ou de faire en sorte qu’elle m’affecte moins, même si on ne peut pas tout contrôler. J’ai déjà essayé de travailler avec un coach mental dans le passé mais j’ai arrêté. Ce qui me dérange, c’est que l’approche est davantage axée sur la performance que sur le bien-être. Or ce n’est pas de cela dont j’avais besoin. Par essai-erreur, je dois voir un peu ce qui fonctionne pour moi.»

Si elle réalise aujourd’hui que son deuxième titre olympique consécutif est dans la poche, les répercussions de ce nouvel exploit sur sa carrière sont encore difficiles à cerner. «Cela va-t-il changer des choses? Probablement, vu que c’est quand même un titre olympique, mais dans une moindre mesure qu’après Rio. Là, en 2016, c’était une grande différence. J’avais déjà quelques médailles mais je n’étais pas encore championne olympique. À Tokyo, mon statut s’est renforcé mais il n’a pas vraiment changé. Au Mémorial Van Damme, j’ai néanmoins pu mesurer l’impact que ce nouveau titre a eu sur le public…» Un grand moment!

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