NAMUR

Xavier Van Dam reconnu coupable de l’assassinat de Wivinne Marion

Xavier Van Dam reconnu coupable de l’assassinat de Wivinne Marion

ÉdA – Florent Marot

Xavier Van Dam, 31 ans, a été reconnu coupable lundi soir, après plus de trois heures de délibération, de l'assassinat, du viol et de la séquestration de Wivinne Marion le 1er novembre 2018 à Namur. La famille de Wivinne Marion a accueilli le verdict à chaudes larmes.

+ ACTUALISATION MARDI 15h15 | Xavier Van Dam condamné à la perpétuité

Les jurés ont ainsi répondu affirmativement aux cinq questions qui leur étaient posées et notamment à celle de la préméditation, comme l'avaient plaidé et requis l'avocate générale Audrey Seminara et le conseil des parties civiles, Me Preumont.

Pour rendre leur verdict, les douze jurés (composé de 8 femmes et 4 hommes) ont notamment pris en compte la ligne du temps des faits, depuis l'enlèvement de Wivinne Marion jusqu'à son décès en passant par son viol et le témoignage clé de Jacques L., qui a vu que Wivinne Marion était violentée et enfermée dans le coffre de la voiture de Van Dam. 

L'intention homicide ressort du nombre important de coups portés, de la violence manifeste de l'accusé, et des endroits vitaux touchés. Les jurés retiennent les sévères lésions (gigantesque traumatisme crâno-facial, selon les légistes) infligées à la victime et le fait que la strangulation a provoqué la mort. 

Pour établir la préméditation, ils retiennent le comportement préalable de Xavier Van Dam. "Il a repéré la joggeuse une trentaine de minutes avant et a choisi en connaissance de cause le moment propice pour l'agresser avec l'intention manifeste d'assouvir ses plus bas instincts", argumentent-ils. 

Le fait de tuer est selon eux le fruit d'une intention criminelle réfléchie. De plus, il a voulu dissimuler le corps de la victime en immergeant volontairement la voiture dans laquelle était enfermée Wivinne Marion dans la Sambre. 

Concernant le viol, il est clair pour les jurés qu'elle n'a pu librement consentir à une relation sexuelle. 

Enfin, ils tiennent compte de l'ADN de l'accusé retrouvé sur la victime et des traces de sang retrouvées dans la voiture ou encore de ses aveux même s'ils ont été lacunaires et partiels. 

+ L'article complet est à retrouver dans L'Avenir de ce 5 octobre 2021 et en cliquant ici