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Le rapatriement des femmes et enfants belges de Syrie a coûté 1,7 million d’euros à la Défense

Le rapatriement des femmes et enfants belges de Syrie a coûté 1,7 million d’euros à la Défense

Ne pas rapatrier ces femmes et enfants présentait un risque plus grand que le fait de les ramener en Belgique selon l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace. AFP / LOUAI BESHARA

Le rapatriement de femmes ayant rejoint le groupe terroriste État Islamique et de leurs enfants d’un camp syrien vers la Belgique a coûté à la Défense 1,7 million d’euros, ressort-il d’une réponse donnée par la ministre de la Défense Ludivine Dedonder (PS) à une question écrite du député Theo Francken (N-VA).

Les six femmes et leurs dix enfants ont été rapatriés du camp de Roj, au nord de la Syrie, à la mi-juillet. A leur arrivée, les six mères ont été incarcérées. Cinq des six femmes avaient déjà été condamnées par défaut et la sixième faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Elle devrait comparaître avant la fin de l’année.

Theo Francken, opposant au rapatriement, a voulu savoir auprès de la ministre quel était le coût de l’opération. Selon la ministre Dedonder, il s’élève à 1,7 million d’euros. Cela comprend, entre autres, la rémunération du personnel, la nourriture et l’hébergement, la location de véhicules et les frais de communication. Les vols charters ont été organisés et payés par le ministère des Affaires étrangères et ne relèvent donc pas des 1,7 million d’euros.

Les laisser là représentait une menace plus grande

L’OCAM, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace, avait préalablement indiqué que ne pas rapatrier ces femmes et enfants présentait un risque plus grand que le fait de les ramener en Belgique, avait expliqué le Premier ministre Alexander De Croo en juillet en commission de la Chambre.

Cette évaluation tenait compte, tout d’abord, de la situation dramatique dans les camps du nord-est de la Syrie où les Kurdes, qui géraient ces camps de déplacés et de détenus, en perdaient le contrôle. Rapatrier permet d’accompagner et de garder le contrôle, tandis que les mères ne représentent qu’une menace moyenne, selon l’analyse, avait encore expliqué le Premier ministre.

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