CORONAVIRUS

Covid: «Les mesures prises par le gouvernement germanophone arrivent trop tard»

Covid: «Les mesures prises par le gouvernement germanophone arrivent trop tard»

Oliver Paasch Photo News

Les différents groupes politiques avaient la parole ce lundi, en séance plénière du Parlement germanophone, après la présentation, la semaine dernière, de la déclaration politique du gouvernement.

Sans surprise, l’opposition s’est montrée critique par rapport aux projets présentés par le chef du gouvernement.

Patricia Creutz, du CSP, a regretté que les mesures concrètes prises par le gouvernement arrivent trop tard. «Nous ne sommes pas contre l’installation de la fibre optique ni contre les rénovations prévues au centre de sports et de loisirs de Worriken mais nous voudrions des propositions et des informations concrètes par rapport à des problématiques d’avenir», a indiqué la parlementaire de l’opposition qui a rappelé le manque de main d’œuvre auquel est confronté la Communauté germanophone depuis plusieurs années, l’avenir incertain de la maternité d’Eupen, le manque de places en maison de repos, l’importance de l’apprentissage des langues, le statut des gardiennes d’enfants,? «Les mesures prises, si elles vont dans le bon sens, arrivent beaucoup trop tard», a-t-elle conclu.

Michael Balter, du groupe Vivant est pour sa part revenu sur les 18 mois de crise sanitaire que nous venons de vivre. «Si on se réjouit de savoir que le ministre-président estime que les citoyens ont le droit à la vérité sur ce qui s’est passé lors des inondations au niveau des barrages, nous aurions aimé que les citoyens bénéficient également de cette clarté et cette vérité quant à la crise sanitaire et à la peur instaurée par les Etats. La peur rend malade». L’élu a également posé un regard critique sur la dette de la Communauté germanophone, croissante depuis plusieurs années.

Les écologistes se sont aussi montrés critiques par rapport à la déclaration de gouvernement présentée par Oliver Paasch. Freddy Mockel est notamment revenu sur une future réforme de l’Etat. «Une Belgique à quatre n’a du sens que si on souhaite, en premier lieu, une Belgique à 11 millions», a-t-il indiqué avant d’aborder le plan de 600 millions d’euros d’investissements prévus par le gouvernement ainsi que la rédaction du futur décret Jeunesse.



Coronavirus : le bilan en Belgique
Nos dernières videos