FRANCE - VU SUR INTERNET

Emmanuel Macron en slip kangourou: un afficheur récidive

Emmanuel Macron en slip kangourou: un afficheur récidive

Un afficheur français a diffusé un photomontage montrant le président de la République… dans un slip kangourou. Twitter - Michel-Ange Flori

Un afficheur français continue de s’en prendre au président de la République. Après avoir associé l’image d’Adolf Hitler à celle d’Emmanuel Macron, il en a remis une couche en représentant ce dernier dans un slip kangourou, en référence à la crise des sous-marins australiens.

Après la moustache d’Adolf Hitler, la perruque de Louis XVI, le képi du maréchal Pétain ou encore les lauriers de Néron, Michel-Ange Flori, un afficheur varois (sud) très controversé, a de nouveau détourné l’image d’Emmanuel Macron sur un de ses panneaux publicitaires.

Ce week-end, à proximité de Toulon, le publicitaire français a ainsi diffusé un photomontage montrant le président de la République… dans un slip kangourou. Avec, comme unique commentaire: «Même les Australiens n’en veulent pas».

Allusion à peine voilée à la crise des sous-marins qui a vu l’Australie résilier un contrat d’importance avec l’Hexagone, l’affiche - qui fait tout de même 4 mètres de haut - ne passe pas inaperçue. À Toulon mais aussi sur les réseaux sociaux où son auteur en fait… la publicité.

Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron est moqué par cet afficheur pour sa politique. Cet été, Michel-Ange Flori avait déjà pointé du doigt les contraintes sanitaires imposées par le gouvernement français. Dans son viseur, le fameux pass qu’il associe aux heures sombres de la seconde guerre mondiale.

Pourtant déjà condamné le 17 septembre par le tribunal correctionnel de Toulon pour «injure publique», le publicitaire varois - qui en veut aussi aux «miliciens macronistes portant des bonnets d’âne, soucieux de plaire à leur maître» - ne compte donc pas se laisser intimider par la justice.

Évoquant son «droit à l’humour» et défendant sa «liberté d’expression», l’homme avait déjà été condamné en 2019 à verser 30.000 euros d’amende à la chaîne BFMTV qu’il estime être asservi au pouvoir. En 1999, il a même été condamné à 7 ans de prison pour avoir «commandité la destruction d’un immeuble (les locaux de son employeur, NDLR) par substance explosive», rappelle «Le Journal de Saône-et-Loire».

Franc-tireur et plutôt radical dans ses prises de position, Michel-Ange Flori ne devrait pas en rester là. Surtout que l’élection présidentielle française approche à grands pas.

Nos dernières videos