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ATH

VIDÉO | HK a fait danser encore le public du Palace, à Ath

Impossible de rester le derrière rivé à son siège quand HK vous invite à danser encore sur la scène du Palace. Il y était vendredi soir.

Peut-être ne connaissez-vous pas Kaddour Hadadi, né à Roubaix il y a 45 ans.

Si l’on vous dit que son nom d’artiste est HK, qu’il est (notamment) l’auteur de «On ne lâche rien», mais aussi de «Danser encore», vous comprendrez mieux pourquoi ce citoyen du monde se veut aujourd’hui si populaire.

Écrite il y a près d’une décennie déjà pour le premier album de HK et des Saltimbanks «Citoyen du monde», la première chanson est connue pour avoir été reprise lors de très nombreuses manifestations organisées dans l’Hexagone, mais aussi chez nous et un peu partout dans le monde, que ce soit par les gilets jaunes, des retraités en colère ou par des travailleurs mécontents.

Elle est devenue, en quelques années, le symbole des luttes populaires et a été partagée des millions de fois sur les réseaux.

Tout comme la plus récente - «Danser encore» - née sur un trottoir d’Avignon où HK et les Saltimbanks se sont retrouvés après l’annulation d’un concert pour cause de crise sanitaire.

En quelques minutes, cette chanson allait aussi devenir l’hymne de ceux et celles qui se battent pour que la culture, mais aussi tous ces secteurs que les autorités qualifièrent de «non-essentiels», redeviennent… essentiels.

Mêlant des influences teintées de Blues, de Chaâbi, de Hip-Hop, de reggae, de rythmes africains, latino-américains et européens, HK met en musique et en scène des textes toujours revendicatifs, mais jamais vindicatifs.

Rêver, chanter et danser encore

Ces deux chansons les plus visionnées (et partagées) sur les réseaux figuraient bien évidemment dans le répertoire du concert proposé vendredi soir en la salle du Palace à Ath.

Mais elles n’étaient pas les seules, bien évidemment, interprétées par cet artiste dont le dynamisme communicatif a séduit une salle comble (du moins aussi comble que le permettaient les «normes» actuelles).

VIDÉO | HK a fait danser encore le public du Palace, à Ath
HK et ses Saltimbanks sur la scène du Palace. EdA

HK s’est aussi voulu poète avec cette émouvante reprise du Plat pays de Jacques Brel. Cela, après avoir évoqué avec un brin de nostalgie des moments privilégiés partagés en famille sur la plage de Bredene. Une famille qu’il décrit comme le bien le plus précieux que l’on puisse posséder ici bas et aux membres de laquelle il est important de répéter chaque instant qu’on les aime avant qu’il ne soit trop tard.

HK, c’est aussi un vent de liberté qui procure un bien fou. Comme quand il rend hommage, avec beaucoup d’émotion, au chanteur d’origine algérienne, Slimane Azem, expatrié à Paris. Lui, qui, en pleine guerre d’Algérie (en 1955), écrivit une chanson dans laquelle il comparait les colons français aux criquets dévastant les cultures de son pays. Un texte qui lui valut quelques ennuis avec les autorités à l’époque.

En cette période de crise sanitaire, un concert de HK se veut une véritable thérapie contre la morosité.

Il suffisait pour s’en convaincre de regarder danser le public, ce vendredi soir, dans la salle du Palace, à Ath. On y voyait pas mal de familles avec des jeunes ados; certaines venues de France, mais aussi de Flandres.

Un public constitué en réalité, de citoyens du monde, tout simplement…


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