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Le vice-président de la Fédération horeca Brabant wallon/Namur: «On est contre le CST obligatoire dans nos établissements»

Le vice-président de la Fédération horeca Brabant wallon/Namur: «On est contre le CST obligatoire dans nos établissements»

- Photo News

La Fédération horeca Brabant wallon/Namur estime que l’instauration du Covid Safe Ticket telle que décidée par le gouvernement wallon est «intenable pour les acteurs du secteur».

L’entrée en vigueur du Covid Safe Ticket en Wallonie va devenir effective à partir de la mi-octobre dans toute une série de secteurs, tels que l’horeca, les discothèques, l’événementiel et les maisons de repos et de soin. C’est ce qui a été décidé jeudi, au Parlement wallon.

Cette mesure ne fait pas que des heureux, dans l’horeca notamment. La Fédération horeca Namur/Brabant wallon s’y oppose et regrette un tel choix. Une position qui tranche avec celle de la Fédération wallonne de l’horeca qui, elle, ne s’y était pas montrée contraire. «Le président de la fédération wallonne, Thierry Neyens, s’est prononcé plutôt en faveur du CST (Covid Safe Ticket) ces derniers jours, explique Quentin Bonheur, vice-président de la Fédération Namur/Brabant wallon. Mais ce que lui dit n’est pas représentatif de l’avis de tout le secteur. Pour notre part, je peux vous assurer que la majorité des tenanciers d’établissements sont contre. Parce que c’est une charge de travail supplémentaire pour eux, dans une situation où ils sont déjà débordés et où ils manquent cruellement de personnel. Il y a actuellement 30 000 postes à pourvoir dans l’horeca en Wallonie. Cela vous donne un aperçu de la situation. Ensuite, l’entrée en vigueur d’un CST est peut-être tenable pour un restaurant puisqu’un accueil se fait de toute façon par le serveur à l’entrée du client. Mais dans un bar, où les allées et venues sont innombrables, c’est impossible à tenir. Au-delà de ça, imposer ce CST, c’est une atteinte à la liberté de tout un chacun. Du coup, le sentiment qui prédomine dans le secteur, c’est qu’une nouvelle fois, le gouvernement wallon instrumentalise le secteur horeca, pour voir ses taux de vaccination augmenter. À Bruxelles, l’entrée du CST est une mesure que l’on peut comprendre, vu que la vaccination n’avance pas. Mais en Wallonie, les chiffres sont bien meilleurs et malgré tout, on veut l’imposer. C’est regrettable et, je répète, intenable pour beaucoup d’établissements.»

Le vice-président de la Fédération horeca Brabant wallon/Namur: «On est contre le CST obligatoire dans nos établissements»
Quentin Bonheur. EdA
Notre interlocuteur, au nom de la fédération, veut une alternative à ce CST. Suite à la décision prise ce jeudi par le gouvernement wallon, la fédération entend étudier les recours possibles. «À nos yeux, la meilleure solution serait de laisser le choix au responsable d’un établissement de, soit exiger le CST à l’entrée, soit continuer à ouvrir ses portes dans le respect des mesures anti-Covid telles qu’elles ont été émises lors de la réouverture, c’est-à-dire avec port du masque, distanciation entre les tables, etc. De cette manière, libre à chacun de s’adapter en fonction de ses possibilités et donc libre à chaque client de se rendre dans l’établissement qui lui convient. Qui plus est, CST ou pas, il a été prouvé que le secteur horeca n’est pas responsable d’une hausse des contaminations.»

Et de revenir sur le discours de la Fédération wallonne et de son président: «Thierry Neyens se prononce en faveur du Covid Safe Ticket alors que ça ne représente pas l’avis de la majorité des acteurs du secteur. C’est ça qui nous dérange. De plus, il quitte son poste de président fin septembre. Il fait des déclarations en son nom alors qu’il n’est plus légitime, à l’heure actuelle, pour représenter les membres. C’est particulièrement dérangeant puisque, ces temps-ci, les politiciens s’en réfèrent à l’avis de ce genre de personnes et ne prennent plus vraiment la peine d’écouter les acteurs du secteur comme nous…»



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