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COMINES

Après des années d'obésité, il va marcher 100 km pour CAP 48: «Moins 75 kg plus tard, je peux le faire!»

Après des années d'obésité, il va marcher 100 km pour CAP 48: «Moins 75 kg plus tard, je peux le faire!»

Le chef Callens cuisine autrement: avec des huiles, du sel aromatisé, des aromates, etc. Il va partager son expérience dans un livre. ÉdA

Pour l’opération CAP 48, Jean-Yves Callens fait parrainer ses 100 km de marche. Un défi qui marque pour lui un renouveau, après des années d’obésité et bien des déboires.

Du 27 septembre au 17 octobre, CAP 48 récolte des fonds au profit des personnes handicapées et de la jeunesse en difficulté. Après trois années de galère, le Cominois Jean-Yves Callens (50 ans) sort la tête de l’eau et a décidé de penser aux autres. «Durant ces 20 jours, je me suis fixé pour objectif de marcher 100 km afin de soutenir la recherche médicale sur la polyarthrite.»

Un défi, lorsque l’on connaît l’histoire de celui qui est chef d’atelier de la section hôtellerie du collège de la Lys. En 2018, il se rend chez le cardiologue. «Il m’a dit tout de suite que ce n’était pas la peine que je reprenne rendez-vous parce que, si je ne faisais rien, dans quelques mois, je serais mort! Pour 1,82 m, j’affichais 170 kg sur la balance. Mon cœur baignait dans la graisse…»

Une situation liée à des années de dérive alimentaire. «Jusqu’à mes 18 ans, j’étais très sportif. J’ai même été champion de Belgique de judo, explique le Mouscronnois d’origine. En entrant à l’école d’hôtellerie, j’ai pris de mauvaises habitudes: je mangeais trop ou en pleine nuit, après un banquet. J’avais une vie sociale intense!» Devant la gravité de la situation, il accepte une chirurgie bariatrique, pour réduire la capacité de l’estomac. «Les débuts ont été difficiles parce que je devais passer de 500 g par repas à 100 g… J’ai dû ruser, employant même des fourchettes à gâteau plutôt que des normales! Malgré tout, je me suis forcé à réaliser de belles assiettes, avec des couleurs et des saveurs. Des prises de sang régulières sont à faire, mais elles ont été annulées à cause du Covid-19. Résultat, en septembre 2020, j’ai dû subir une opération en urgence pour enlever la vésicule biliaire, avec complications!»

Jean-Yves Callens maigrit jusqu’à atteindre 95 kg. «En juin 2021, j’ai encore été opéré, d’une hernie. Les médecins m’ont proposé en même temps une abdominoplastie pour supprimer les excès de peau, entraînant 80 cm de cicatrices. Suite à cela, j’ai souffert d’une infection et les antibiotiques ont attaqué les intestins de manière assez grave. En un mois, j’ai dû me rendre six fois aux urgences! Moralement, j’étais à plat. Je me disais que j’avais tant lutté pour en arriver là… Heureusement, grâce à un antibiotique, la situation s’est améliorée.»

Tombé à 92 kg, Jean-Yves Callens se refait une santé. «Je fais des projets. Je suis occupé à écrire un livre de recettes en collaboration avec mon chirurgien et ma diététicienne pour le suivi des opérations bariatriques. Je suis déjà intervenu lors d’un congrès. Les recettes des six premiers mois sont rédigées et je continue parce que manger en petite quantité n’empêche pas les saveurs!»

Malgré les déboires, il ne regrette rien. «Il faut le faire pour soi-même, pas pour faire plaisir à son entourage, mais être bien entouré est primordial et pour cela, je remercie tous mes proches!»


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