CORONAVIRUS

Pas (encore) d’accord sur la prolongation des aides «corona»

Pas (encore) d’accord sur la prolongation des aides «corona»

Les discussions se poursuivent dans les différents cabinets ministériels sur les aides liées à la crise du coronavirus. Photo News

Le fédéral n’était pas encore sorti, jeudi matin, avec une annonce d’accord sur la prolongation de certaines mesures d’aide «corona».

Selon le ministre de l’Économie et du Travail Pierre-Yves Dermagne, on en est cependant «proche», a-t-il indiqué en fin de matinée.

Il est question de prolonger jusqu’à la fin de l’année, entre autres, le droit passerelle simple, le chômage temporaire corona et l’allocation d’une prime mensuelle à certaines catégories vulnérables, avec, selon une source, la possibilité de faire diminuer progressivement cette prime. Récemment, le ministre des Finances Vincent Van Peteghem avait en revanche indiqué que le taux de TVA rabaissé dans l’horeca (6%) ne serait pas prolongé, cet élément est donc hors du champ des discussions.

Dans les cercles ministériels, on entend qu’il y avait un accord de principe mercredi, sur base de la proposition du Premier ministre Alexander De Croo, qui s’est entre-temps envolé pour New York, mais qu’un parti a refusé ensuite de l’acter.

En coulisses, socialistes et libéraux se renvoient la balle et les accusations de blocage. On confirme de toutes parts qu’il y avait bien un accord de principe, mais la sortie de Paul Magnette dans la presse, estimant le «package» dérisoire (on parle de 90 à 100 millions d’euros pour le tout) semble avoir grippé la machine, indiquent différents intervenants. «Tout le monde accepte 15 millions» pour les primes aux bénéficiaires de revenu d’intégration ou de la GRAPA, une des tranches du «package», «mais le PS veut tout à coup plus, et charge la barque avec des choses qui n’ont rien à voir», accuse en matinée une source proche des discussions.

Du côté des socialistes, le son de cloche est évidemment différent. On parle plutôt d’un accord que le MR «n’a pas acté» alors que les mesures principales y étaient.

Sans détailler la nature du déblocage, le ministre socialiste Pierre-Yves Dermagne se montrait optimiste en fin de matinée. «On est proche d’un accord», assure-t-il. «Il y a encore quelques éléments qui doivent être affinés. Les positions ont globalement pu converger. Il y a une volonté de continuer à soutenir les entreprises, les indépendants, les travailleurs et les plus fragiles via notamment le chômage temporaire et le droit passerelle».

Les discussions se poursuivent jeudi dans les différents cabinets ministériels. Il n’est en revanche pas clair si et quand il y aura un nouveau contact virtuel entre ministres du kern, le Premier ministre et la vice-Première Sophie Wilmès étant à New York pour l’Assemblée générale des Nations Unies.



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