CYCLISME

Mondiaux de cyclisme: l’Allemagne remporte le relais mixte, dernière en apothéose pour Tony Martin

Mondiaux de cyclisme: l’Allemagne remporte le relais mixte, dernière en apothéose pour Tony Martin

Tony Martin BELGA

L’Allemagne a remporté mercredi le relais mixte des Championnats du monde de cyclisme. Pour sa dernière sortie officielle, Tony Martin a décroché l’or.

Il était accompagné de Nikias Arndt et Max Walscheid. Lisa Brennauer, Mieke Kröger et Lisa Klein constituaient le trio féminin. Les Allemands ont devancé les Pays-Bas (0:13) et les Italiens (0:38).

L’équipe belge, composée de Shari Bossuyt, Jolien D’hoore, Lotte Kopecky, Victor Campenaerts, Ben Hermans et Yves Lampaert, a terminé à la 7e place (52:10) sous les yeux de Sa Majesté le Roi Philippe de Belgique.

Le relais mixte, pour sa deuxième présence aux Mondiaux après son apparition au programme en 2019 à Harrogate, était constitué d’un parcours de 22,5 kilomètres entre Knokke-Heist et Bruges pour le trio masculin puis d’une boucle de 22 km autour de la Venise du nord pour le trio féminin.

Quadruple champion du monde du contre-la-montre (2011, 2012, 2013, 2016), le «Panzerwagen» tire donc sa révérence de la plus belle des manières. Bien accompagné, il a permis aux Allemands d’inscrire leur nom au palmarès de l’épreuve, après le sacre néerlandais en 2019.

Les Allemands ont signé le temps de 50:49 (moy. 52.542 km/h), devant les Pays-Bas (51:02) et l’Italie du champion du monde de la discipline Filippo Ganna (51:27), qui a devancé la Suisse de quelques centièmes à peine.

En 2020, l’épreuve ne figurait pas au calendrier des Mondiaux d’Imola, limités, en raison de la crise sanitaire, aux épreuves en ligne et aux contre-la-montre individuels chez les élites.

Victor Campenaerts: «Le podium n’était pas imaginable»

Victor Campenaerts a exprimé un sentiment de déception après la 7e place de l’équipe belge, dans le relais mixte des Championnats du monde de cyclisme, mercredi à Bruges.

«Je pense que nous avons livré un bon contre-la-montre mais nous sommes à 40 secondes du podium et il faut se rendre compte que l’objectif de médaille qui avait été évoqué n’était pas vraiment réalisable», a indiqué Victoire Campenaerts. «Le trio masculin a un bon sentiment quant à sa prestation, nous nous étions approchés du bronze. Mais la Belgique a perdu pied par la suite. Nous avions une équipe féminine forte, il faut toutefois noter que Shari Bossuyt a connu des problèmes de dérailleur pendant la course. Je veux souligner que beaucoup de travail a été fait chez les messieurs dans le chrono, mais il faut encore travailler dans cette direction pour les dames dans le futur.»

En 2019, lors de la première apparition du relais mixte dans les championnats du monde, les Belges s’étaient classés 9e sur 11 nations. «Il faut remarquer que, cette année, le niveau global du championnat était plus élevé qu’il y a deux ans. Je pense que placer cette épreuve en milieu de semaine, quelques jours avant la course en ligne, est parfait au niveau du timing. En 2019, je n’avais pas pu y participer car elle entrait en conflit avec mon chrono individuel.»

Tony Martin en or dans le relais mixte pour sa dernière: «La meilleure façon de terminer»

Pour la dernière course officielle de sa carrière, Tony Martin s’est emparé de la médaille d’or mercredi lors du relais mixte des Championnats du monde, qui se tiennent en Belgique. Il composait le trio masculin avec Nikias Arndt et Max Walscheid, associés aux dames Lisa Brennauer, Mieke Kröger et Lisa Klein. Ensemble, ils ont devancé les Pays-Bas et l’Italie.

Une fin de parcours en apothéose pour le quadruple champion du monde du contre-la-montre. «C’est la meilleure façon de terminer, n’est-ce pas? Remporter la médaille d’or avec cette équipe est un rêve pour moi. C’est la meilleure situation que je puisse imaginer. Je suis vraiment reconnaissant envers toute l’équipe, spécialement les dames qui ont fait la différence aujourd’hui. J’ai vraiment apprécié toute la semaine avec l’équipe. Nous espérions remporter l’or et le rêve est devenu réalité. C’est désormais l’heure de célébrer.»

Sa compatriote Lisa Klein ne cachait pas sa joie d’avoir remporté le titre aux côtés du, désormais, retraité de la petite reine: «Ça signifie beaucoup. C’était une course très difficile et je pense que nous sommes tous allés au-delà de nos limites. C’est génial de faire partie de cette équipe et l’atmosphère était également super ces derniers jours. Félicitations à Tony pour sa dernière course. C’est un grand honneur pour nous tous de s’être battus aujourd’hui pour la victoire avec lui. Je la lui donne comme un cadeau. C’est juste un honneur.»

Yves Lampaert: «Il faut continuer à investir dans cette belle discipline»

Yves Lampaert a exprimé un sentiment de satisfaction après les relais mixtes des championnats du monde, disputés mercredi entre Knokke-Heist et Bruges. Il voit un avenir pour la discipline dans laquelle il faut continuer à investir. Membnre

«Nous sommes à notre place, j’avais pensé que nous terminerions entre la 5e et la 7e place, nous sommes 7e», a indiqué le champion de Belgique de contre-la-montre 2021. «Nous avons certes connu des problèmes de communication au sein du trio masculin et Shari (Bossuyt, ndlr) a eu des problèmes de dérailleur. Mais malgré ces problèmes techniques, je ne sais pas si nous aurions pu faire beaucoup mieux car la différence avec les équipes du haut du classement était trop grande. Nous avons pourtant roulé très vite mais le podium, qui avait été évoqué, était trop loin. Nos dames ont donné le meilleur d’elles-mêmes. Je pense que la Ligue doit investir autant chez les dames qu’elle le fait chez les messieurs en matière de contre-la-montre. Travailler dans ce domaine doit aussi commencer par du repérage chez les jeunes. D’autant plus si la discipline du relais mixte devient olympique aux Jeux de Paris en 2024. Le relais mixte est une belle discipline, un très beau projet dans la lutte pour l’égalité entre homme et femme. C’est peut-être aussi un moyen d’inciter plus de filles à faire du vélo.

Yves Lampaert a aussi évoqué la course en ligne de dimanche. «Je mets le cap sur dimanche et le championnat du monde en ligne. Je m’attends à une course nerveuse, il y aura beaucoup de monde. Personnellement, je pense avoir montré ces dernières semaines que j’étais en très bonne condition, la meilleure de la saison. On va maintenant se tourner vers ce rendez-vous et parler tactique, ce qui n’a pas encore été fait. C’est donc un peu tôt pour évoquer le sujet.»

Ben Hermans: «Difficile de rivaliser avec les Allemandes ou les Néerlandaises»

C’est un Ben Hermans satisfait qui s’est exprimé après la prestation de l’équipe belge dans les relais mixtes du championnat du monde. Il a toutefois souligné l’écart de nos relayeuses avec celles de certaines nations, comme l’Allemagne ou les Pays-Bas.

«Je suis content de notre prestation, je pense que nous nous sommes livrés à fond», a expliqué Ben Hermans. «On nourrissait un petit espoir de médaille mais cela ne s’est pas concrétisé. Il faut se rendre compte que les Allemandes et les Néerlandaises sont extrêmement fortes, tout autant que les Italiennes et les Danoises. Nous le savions. Il n’y avait donc pas beaucoup à revendiquer contre ces nations. Je dirai aussi qu’il est difficile de faire une grande différence avec le trio masculin. Les Italiens, par exemple, avec le champion du monde Ganna, ne nous a pris que 20 secondes, ce qui n’est pas énorme. On peut donc se dire que nous avons bien roulé. La grande différence vient du côté de nos féminines.»

Ben Hermans ne disputera pas la course en ligne de dimanche. «Je ne suis pas sélectionné, même si je l’espérais. C’est comme ça. Nous avons une équipe très forte avec nos fers de lance Remco Evenepoel et Wout van Aert et les équipiers qui, eux aussi, sont des coureurs capables de s’imposer. Je leur souhaite le meilleur résultat possible en sachant que devenir champion du monde ne sera pas chose facile. Jadis, dans un mondial, on commençait à avoir mal aux jambes après 200 kilomètres. Aujourd’hui, c’est après 240 kilomètres, ce qui montre que le niveau est de plus en plus élevé. La finale sera intéressante.»

Ben Hermans disputera prochainement une série de courses en Italie, notamment le Giro dell’Emilia, Milan-Turin, le Tour de Lombardie et peut-être encore le Chrono des Nations en France pour terminer sa saison.

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