CHARLEROI

BSCA veut lancer les négociations avec les syndicats pour faire des économies

BSCA veut lancer les négociations avec les syndicats pour faire des économies

Du côté des syndicats, on parle de «restructuration» avec le retrait de 60 temps-plein. DH

Suite à un conseil d’entreprise extraordinaire, mardi matin, on apprend de source syndicale que l’aéroport et les syndicats se rencontreront ce lundi 27 pour commencer des négociations autour d’adaptations horaires et de flexibilité.

Mardi matin, l’aéroport de Charleroi (BSCA) a tenu un conseil d’entreprise extraordinaire en présence du président du conseil d’administration et des vice-présidents. «Il a exposé la situation financière de l’aéroport, et nous, on a expliqué la réalité du terrain et ce que vivent les gens», explique Yves Lambot, secrétaire permanent CNE. «L’information qui nous revient est qu’il y aura une réunion lundi prochain (le 27 septembre, NDLR) avec nos permanents et nos délégués pour commencer des négociations dans le cadre d’une réduction des coûts de personnel. On est assez étonné qu’on nous dise qu’il faut organiser des négociations rapidement, puisqu’on sait depuis avril 2021 qu’il y aura des mesures, mais que ça n’a encore débouché sur rien.»

On le sait: l’aéroport de Charleroi est en situation financière précaire. La pandémie de coronavirus a stoppé net la belle success-story d’un aéroport dont les chiffres étaient meilleurs chaque année. La Covid a obligé, pour éviter la faillite, les partenaires privés et l’actionnariat public de l’aéroport à réinjecter près de 40 millions d’euros dans BSCA. Et l’aéroport annonçait, lors de cette injection de fonds neufs, qu’une économie de 7 à 10 millions d’euros serait nécessaire, mais «sans plan social».

«On avait entendu, à l’origine, qu’il était question de retirer 60 équivalents temps-plein. Sans licenciements en tant que tel, mais en diminuant le temps de travail, en imposant de la flexibilité et des adaptations horaires», ajoute Yves Lambot, qui parle de « restructuration» puisque 60 ETP représentent près de 10% du personnel, même si aucun licenciement sec n’est prévu. «Mais ce ne serait apparemment plus autant, les économies à réaliser seraient moindres. Attendons la réunion.»

Aucun mouvement d’humeur, de grève ou d’arrêt de travail n’est programmé pour l’instant.

Quant à l’arrêt de travail de lundi, qui a causé des retards à l’aéroport, ce n’est pas en lien avec les économies à réaliser à l’aéroport, mais avec la planification, nous précise-t-on tout de même par souci de clarté. Contactée, la direction de BSCA n’a pas souhaité commenter.


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