CORONAVIRUS

11 quartiers dans le viseur de Pharma-on-Tour à Bruxelles: «Les jeunes ont peur de ne pas avoir d’enfant à cause du vaccin»

11 quartiers dans le viseur de Pharma-on-Tour à Bruxelles: «Les jeunes ont peur de ne pas avoir d’enfant à cause du vaccin»

La pharmacie de Fatima Zohra Khayar a facilité la vaccination de 56 Schaerbeekois en un seul vendredi. Cocom

Les pharmacies bruxelloises choisies pour l’opération pilote Pharma-on-Tour ont vacciné 141 personnes la semaine dernière. La stratégie de proximité s’étend à 11 quartiers populaires dans 6 communes.

Bruxelles a vacciné 141 personnes en 12 séances de vaccination organisées dans les pharmacies-tests du projet pilote Pharma-on-Tour. Ces chiffres sont ceux de la semaine dernière. Selon Ann Herzeel, vice-présidente de l’Union des Pharmaciens de Bruxelles, 11 quartiers seront prochainement visités par le Pharma-On-Tour dans les communes de Anderlecht, Bruxelles, Koekelberg, Molenbeek, Saint-Josse et Schaerbeek.

«Les personnes qui ne parlent pas français viennent spontanément vers nous», assure Fatima Zohra Khayar, pharmacienne dans le quartier Brabant à Schaerbeek, qui faisait partie des pharmacies-tests. Celle-ci estime que sa «triple casquette», de pharmacienne de proximité, d’arabophone d’origine marocaine et de spécialiste de la santé, est propre à rassurer sa clientèle. «Ils viennent chercher des infos car ils lisent et entendent beaucoup de fake news. «Je leur dis que pour certains d’entre eux, la vaccination est vitale. Qu’ils pourraient se retrouver aux soins intensifs demain».

 

Dans une classe, il y a souvent 5 ou 6 élèves qui déplorent un décès dans leur entourage. Ils comprennent que c’est quelque chose de grave, mais pas nécessairement que ça peut aussi venir d’eux.

 

11 quartiers dans le viseur de Pharma-on-Tour à Bruxelles: «Les jeunes ont peur de ne pas avoir d’enfant à cause du vaccin»
La pharmacienne Fatima Zohra Khayar démonte les fake news auprès des plus jeunes. Cocom
Selon cette pharmacienne schaerbeekoise, les jeunes de leur côté «ne comprennent pas pourquoi ils doivent se faire vacciner». Plusieurs facteurs à cela. «Ils ne sont pas malades. Or pour eux, on ne prend un médicament que quand on est malade. Je leur fais comprendre qu’ils rendent service à leurs parents, leurs grands-parents. Dans une classe, il y a souvent 5 ou 6 élèves qui déplorent un décès dans leur entourage. Ils comprennent que c’est quelque chose de grave, mais pas nécessairement que ça peut aussi venir d’eux». Et puis il y a toujours les fake news. «Ils ont peur des substances soi-disant dangereuses, ils craignent pour leur fertilité, de ne pas avoir d’enfants…»

La pharmacie Khayar a permis la vaccination de 56 personnes en un seul jour, ce vendredi 17 septembre. «Le bouche-à-oreille va très vite», plaide la tenancière de l’officine. «On passe la porte, on pose une question, on se décide. Pas besoin de mettre en place un grand show».



Coronavirus : le bilan en Belgique
Nos dernières videos