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SPECTACLE

Cette fois, Eric Boschman va vraiment faire son cirque (royal)

Cette fois, Eric Boschman va vraiment faire son cirque (royal)

Eric Boschman l’assure: il y a aura des verres et à boire pour les 1400 spectateurs du Cirque royal. -Stéphane De Coster

À 56 ans, ce sommelier plus d’une fois titré, devenu homme de médias et bête de scène, va abreuver le Cirque royal de Bruxelles ce mercredi 29 septembre. Pour de bonnes causes…

Si ce spectacle vous dit quelque chose, c’est normal: il avait déjà été programmé le 25 mars 2020! Mais le covid est passé par là, et a provoqué son annulation. Éric Boschman a malgré tout décidé de remettre sur pied ce qui peut sembler un projet assez mégalo (avec une jauge de 1400 spectateurs):«Je suis un peu inconscient parfois », nous glisse-t-il.

Il va donc jouer mercredi prochain au Cirque royal son « wine-man-show» déjà rodé un peu partout, avec en guest, deux sommeliers de haut niveau (Xavier Faber et Kris Lismont): «Deux pointures, qui viennent gracieusement ». La soirée est philanthropique (lire ci-dessous) avec Gérald Wathelet en maître de cérémonie, avec aussi trois humoristes (Fabian Le Castel, Olivier Leborgne et Michaël Dufour) pour présenter les vins et la participation de Sandrine Dans.

 

Faire déguster du vin, c’est mon métier de base, mon rocher! J’ai besoin d’y revenir sans cesse

 

Et puis surtout, il y aura à boire pour tout le monde, chacun aura son verre: «Après tout le vin est une solution hydroalcoolique. Donc cela reste ...un bon désinfectant!»

Difficile depuis quelques années d’entendre parler de vin en radio ou dans un magazine sans voir apparaître la silhouette ronde d’Éric Boschman, sa verve et ses traits d’humour: « Pourquoi je fais tout ça, des chroniques, des livres, des spectacles? Parce que dans ma famille, tout le monde est aux cuisines. Mon père, mon frère, mon neveu…Et je crois que j’ai voulu éviter la confrontation, la compétition».

Il peut faire valoir un parcours assez inouï! À ses débuts, ce natif d’Anderlues passe d’un restaurant multi-étoilé à l’autre. Et décroche une kyrielle de titres, dont celui de meilleur sommelier de Belgique en 1988. Il considère d’ailleurs que cela reste son métier de base: « Faire déguster du vin, c’est mon rocher, j’ai besoin d’y revenir sans cesse».

S’il joue environ 80 fois par an (il a deux spectacles, l’un sur le vin, l’autre sur la bière, intitulé «L’âge de bière») dans des salles de 200 à 400 personnes, il ne se considère pas comme comédien: «Je ne peux pas retenir mon texte, ni même écrire mon spectacle, cela m’ennuie.» Il part donc en semi-impro, avec comme balises une série de séquences.

 

Je suis un petit buveur… qui recrache! L’alcoolisme est ma hantise, tant j’ai perdu d’amis

 

Transmettre la passion du vin (et depuis peu de la bière), c’est toute sa vie. Mais ce n’est pas un job sans risque: «Alors, en vérité, je suis un tout petit buveur… Hé oui! Je recrache! L’alcoolisme est ma hantise. J’ai perdu tant d’amis qui en ont été victimes. Et la tentation est normale, car ce qu’on propose est souvent de très haute qualité. Et si je suis gros, qu’on se rassure, c’est de la bonne graisse (rires)».

A l’entendre le vin est toute une vie: «C’est un monde dont on ne fait jamais le tour. C’est ce qui me fascine. Dans 85 pays, on fait des vins, jamais je ne serai au bout de mes surprises, de mes découvertes. » Il insiste: le vin est langage universel: «Tu rencontres un Australien, un Chilien, le vin va nous faire instantanément dialoguer».

Il n’a pas spécialement le rêve d’être viticulteur; «C’est un métier où tu peux tout perdre. Une grêle et toute une saison est perdue. La nature te reprend ce qu’elle t’a donné.» Mais c’est un vecteur d’érudition: «Avec le vin, on touche à l’histoire, à la chimie, à la géographie, c’est un sujet qui renvoie à la culture encyclopédique du XVIIIe. Le vin, c’est quelque chose de plus grand que soi, et il faut l’accepter».

 

Ni Dieux, ni maîtres… Mais beaucoup d’amis et 600 bouteilles en stock

Cette fois, Eric Boschman va vraiment faire son cirque (royal)
L’affiche du spectacle dans sa version traditionnelle. -
«Ni Dieux Ni Maîtres mais du rouge» est un spectacle qui a vu le jour en 2014.

Depuis, il a connu de perpétuelles mutations. «En vérité, il n’a jamais été écrit. Il raconte le monde à travers le vin, mêlant jeux de mots vaseux et vérités historiques. Le texte vit sa vie, se peaufine, tranche, taille dans le gras et porte l’estocade partout où il le sent.», commente son auteur et acteur. qui l’a joué plus de 350 fois, du Festival d’Avignon à Québec en passant par Paris.

Au Cirque royal, ce mercredi 29 septembre, Éric Boschman jouera donc bien «Ni Dieux ni Maîtres...» mais cette fois avec des invités de renom et pour la bonne cause (5 associations philanthropiques seront aidées). Au menu: 5 vins seront servis pendant le spectacle, il y aura 7 invités (Gérald Watelet, Olivier Leborgne, Sandrine Dans, Michaël Dufour,Fabian Le Castel, Xavier Faber et Kris Lismont).

En appui, il y aura les élèves de l’école hôtelière de Fleurus plus des musiciens écossais, la fanfare RebelgeZic en première partie (et en générique de fin) et… 600 bouteilles de vin!

 

«Ni Dieu ni maître, mais des amis» au Cirque royal de Bruxelles le mercredi 29 mars prochain. Il reste une centaine de places sur www.ticketmaster.be


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