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Les Belges craignent pour la pension, mais veulent partir à 61 ans

Les Belges craignent pour la pension, mais veulent partir à 61 ans

Le regain d’optimisme est particulièrement marqué en Wallonie, où l’on passe en trois ans de 82% de personnes convaincues que leur retraite sera trop maigre à 68%. EdA - Jacques Duchateau

La proportion de pessimistes est en baisse dans toutes les Régions, mais les Belges estiment néanmoins en majorité qu’ils n’auront pas droit à une pension décente.

Les Belges estiment en majorité (66%) qu’ils n’auront pas droit à une pension décente, ressort-il ce lundi du Grand Baromètre Ipsos-Le Soir-RTL-TVI-VTM-Het Laatste Nieuws.

Bonne nouvelle cependant, la proportion de personnes pessimistes est en baisse dans toutes les Régions. Ainsi en juin 2018, 75% des sondés se disaient convaincus qu’ils n’auraient pas de pension décente, selon Le Soir. Le regain d’optimisme est particulièrement marqué en Wallonie, où l’on passe en trois ans de 82% de personnes convaincues que leur retraite sera trop maigre à 68%.

Difficile d’interpréter cette évolution marquée, selon le quotidien, mais «il faut peut-être y voir la succession de mesures de réforme des pensions après des années d’immobilisme et le retour du débat des pensions sur le devant de la scène médiatique, qui a peut-être convaincu les Belges que le monde politique se saisit enfin du problème».

L’âge légal de la retraite est actuellement fixé à 65 ans et passera à 66 ans en 2025 et 67 ans en 2030. Mais quand on leur demande jusqu’à quel âge ils s’estiment capables, mentalement et physiquement, de travailler, les Belges évoquent en moyenne l’âge de 61 ans (60,9). C’est en Wallonie, région plus industrielle, que la volonté de partir est la plus précoce (60,5 ans), devant la Flandre (60,8) et Bruxelles (62,3), ville qui concentre les métiers les plus administratifs et les plus qualifiés.

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