NAMUR

Prévot aux Fêtes de Wallonie: «Ça fait du bien de revoir des djîns»

Prévot aux Fêtes de Wallonie: «Ça fait du bien de revoir des djîns»

Un Prévot tout sourire pour le retour du public lors de son discours annuel. ÉdA – Florent Marot

Moment solennel des Fêtes de Wallonie, le discours du mayeur de Namur. Un Maxime Prévot heureux d’être là qui a aussi pointé les enjeux climatiques comme une priorité.

Même la longue énumération des officiels avait manqué à Maxime Prévot. L’an dernier, le traditionnel discours du mayeur, qui a lieu le samedi des Fêtes de Wallonie, s’était déroulé à huis clos, devant une caméra. La prise de parole la plus importante de l’année, à l’échelon local, avait été réduite à sa plus simple expression.

Ce retour dans les jardins de l’Hôtel de Ville était donc animé d’une sensation de ce qu’était la vie d’avant. «ça fait du bien de revoir des djîns», a lâché Prévot d’emblée. Même si la jauge avait été réduite à 800 personnes. Alors que les grandes années, ils sont 1200, invités et Namurois compris, à venir écouter la bafouille mayorale. Le Covid Safe Ticket de rigueur a sans doute réfréné les ardeurs des passionnés du poto-poto namurois. Ils étaient, en effet, beaucoup moins ce samedi.

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Le mayeur a pourtant eu des choses à dire, toutes en lien forcément avec l’actualité de ces derniers mois. «Le Covid comme les dramatiques inondations […] nous auront rappelé avec violence que les probabilités de survenance de phénomènes atypiques seront à prendre avec davantage de précaution à l’avenir; la fréquence de ces problèmes allant s’intensifier», a constaté le Namurois à l’écharpe.

Il serait trop simpliste de devenir des obsessionnels compulsifs du changement climatique, comme si tous les autres défis n’existaient plus (...)

De quoi remettre toutes les certitudes en question. «Nous avons rendez-vous avec l’histoire. Non pas celle qui nous valorisera plus tard, mais celle qui évitera que nous regardions nos pieds, gênés, quand il s’agira d’assumer face aux générations futures le bilan mitigé que l’on pourrait laisser par abstinence d’action», a scandé Maxime Prévot, dont le discours a pointé les enjeux environnementaux et climatiques comme la préoccupation première des autorités namuroises. Avec une nuance tout de même: «Il serait trop simpliste de devenir des obsessionnels compulsifs du changement climatique, comme si tous les autres défis n’existaient plus. Il reste des chantiers immenses à devoir mener en matière de cohésion sociale, de lutte contre la précarité, de promotion du vivre-ensemble dans une société sans cesse plus clivée sur les questions migratoires.» L’occasion pour le mayeur d’avoir, comme le veut la tradition, un petit mot pour chacun de ses échevins. Et de dérouler les poncifs qui font aussi le charme de l’exercice: une ville de Namur toujours plus sécurisée, plus propre, plus attractive,… Comme ces lessives qui, d’année en année, arrivent toujours à laver plus blanc que blanc.


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