JUDICIAIRE

10 histoires judiciaires étonnantes: ils pensaient aller voir Mickey - Mamy a exagéré avec le rosé - le régulateur de vitesse coupable ?

10 histoires judiciaires étonnantes: ils pensaient aller voir Mickey - Mamy a exagéré avec le rosé - le régulateur de vitesse coupable ?

- disney

33 familles espéraient se rendre à Disneyland Paris ou au marché de Noël de Cologne, mamy a exagéré avec le rosé et ça aurait pu très mal se terminer, incendie dans l’étable: 7 ans de malheur… Découvrez 10 histoires judiciaires surprenantes survenues cette semaine en Wallonie.

Conflit de voisinage, vol, infraction au code de la route, agression, autant de motifs de se retrouver face au tribunal.

S’il existe une multitude d’alternatives pour l’éviter, force est de constater que nos tribunaux sont pleins.

Face à ces hommes et ces femmes pris en défaut: un juge. À lui de juger les arguments de chacun pour ensuite opter pour la compréhension, le sermon et parfois la punition.

1.Ils ont payé cher le voyage, n’ont jamais pu voir Mickey mais ont cru devenir dinguos: l’organisateur carolo était un arnaqueur

Charline, Cindy et autres n’ont jamais pu voir Mickey: Michaël V. a escroqué 33 victimes.

Lundi matin, une grande majorité des victimes de Michaël V. ont fait le déplacement au tribunal correctionnel de Charleroi pour obtenir des réponses et des explications de la part du prétendu organisateur de séjour.

Ce dernier a, entre 2015 et 2019, fait une trentaine de victimes. Ces dernières ont longtemps cru qu’elles iraient rendre visite à Mickey et Minnie à Disneyland Paris ou qu’elles se réchaufferaient autour d’un bon chocolat chaud au marché de Noël de Cologne. Hélas, ce ne fut jamais le cas…

2.Réglé sur 125, le régulateur le propulse à 185km/h

Les faits remontent au 24 janvier 2019 sur l’autoroute, à hauteur de La Bruyère. C’est là que la voiture de Jean, retraité, est flashé à 183 km/h au lieu des 120 autorisés.

Mais le ministère public, représenté par le substitut Vincent Colson, le reconnaît: «Le problème est peu banal». En effet, le régulateur de vitesse du véhicule était réglé sur 125.

Citation de la semaine

Pour un avocat, c’est dur de défendre un client qui a de tels antécédents.

À 30 ans, il collectionne les condamnations pour alcoolémie au volant. Sursis, clémence et absorption des peines deviennent impossibles.

4.Mamy a vraiment exagéré avec le rosé

Une sexagénaire de Musson s’est lâchée en prenant l’apéro avec un copain. Avec 4,61 grammes, elle emboutit sa voiture dans le mur.

«Le premier juge vous a accordé le sursis, mais je ne peux être d’accord avec un jugement aussi clément. Je fais donc appel, martèle le substitut Yannick Rosart pour le ministère public. Vous avez embouti un mur avec votre voiture. Les témoins racontent que vous rouliez à contresens, que votre voiture allait dans tous les sens, que vous montiez sur les trottoirs. Vous donniez l’impression de rouler vite, mais c’était surtout dû au hurlement ahurissant de votre moteur puisque vous avez fait tout votre parcours sans changer de vitesse, en restant en première. Blessée par le choc contre la palissade, vous avez été embarquée en ambulance inconsciente, ce qui n’a pas empêché de vous faire une prise de sang. Vous étiez ivre morte avec un taux record de 4,61 grammes par litre de sang. Pratiquement en coma éthylique, vous auriez pu tuer des piétons.»

5.L’homme aux 46 poneys a une autre vision du bien-être animal

Maltraitance animale. Des mots qui font mal pour quelqu’un qui, selon son avocate Me Sandrine Thirion, «est attentif à l’excès au bien-être animal». Et pourtant. Ce septuagénaire de Fosses-la-Ville doit répondre de manquement à la protection des animaux.

Il risque le retrait de ses animaux et 4 000€ d’amende.

6.Incendie dans l’étable: 7 ans de malheur

Les faits remontent à 2014. Pour cet éleveur de la région d’Éghezée, l’incendie qui s’attaque à ses bâtiments est l’amorce d’une série de complications.

7.La police réclame 115 000€ à un zadiste

Un père de famille de 42 ans est poursuivi pour avoir balancé des cocktails molotov à l’intérieur du parking de l’hôtel de police d’Arlon. Résultat: 3 combis de police et une voiture privée incendiée.

«Une vidéo de surveillance a filmé une personne portant bottes et pantalon militaire. On voit aussi un véhicule, juste avant les faits, qui passe plusieurs fois près du parking. L’enquête a permis en quelques jours d’identifier le suspect. Grâce à la couleur de son véhicule et une caractéristique à ses roues»

8.Le professeur de trompette prétend être victime d’une doublette

Un quinquagénaire de Vaux-sur-Sûre a reçu un courrier judiciaire lui signalant qu’une infraction au code de la route pour sa Mazda avait été constatée par un radar. Il a répondu en confirmant qu’il en était bien le propriétaire. Il est tombé des nues quand il a appris que l’infraction consistait en un excès de vitesse à 188 km/h, sur l’E411 à hauteur de Habay.

On vous raconte la suite

Ils avaient installé un hameau pour surveiller leurs cultures: ils devront tout remettre en état

En automne 2017, l’ASBL La Ferme Le Nord s’installe à Buissonville sur un terrain de 2,7 hectares prêté par la propriétaire. L’objectif de ces trentenaires bruxellois est de faire pousser fruits, légumes et culture dans le respect de la nature et des humains. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’initiative et, intrinsèquement, les serres tunnels installées par les agriculteurs en herbe ne plaisent pas dans la région, les serres se retrouvent en effet rapidement lacérées.

Une demande de permis pour établir le logement des cultivateurs, afin de surveiller la parcelle est rapidement introduite. Les porteurs du projet prennent les devants et installent sur le terrain 2 containers maritimes, une caravane, une tiny house et un abri de jardin. Une éolienne suivra, ceci, alors que les permis sont refusés.

Le jugement vient d’être rendu.

Mais encore

Finalement incarcéré 10 ans après les faits

Coupable d’un double assassinat et d’un incendie qui a provoqué la mort d’un bambin de 18 mois, le quadragénaire a été débouté en cassation.

Jean-Charles Van Lierde, un Waterlootois né en 1978, est définitivement condamné à 25 ans de réclusion criminelle. Cette sentence a été prononcée par la cour d’assises du Hainaut, le 29 mars dernier. Proclamant sans cesse son innocence depuis la commission des faits en 2011, il s’était pourvu en cassation dans l’espoir d’annuler sa condamnation et de recommencer le procès à zéro. Mais, mercredi matin, aucun des moyens brandis par son avocat, Me Karim Itani, n’a convaincu la Cour suprême. Libre depuis 2012, il sera prochainement invité à se présenter dans une maison d’arrêt.

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