SANTÉ

Covid: le GEMS recommande de continuer à porter le masque

Covid: le GEMS recommande de continuer à porter le masque

«Le port du masque demeure crucial», estime le GEMS. Photo News

Les experts qui conseillent les gouvernements dans le cadre de la crise sanitaire déconseillent de renoncer trop vite au port du masque, peut-on lire dans le rapport du GEMS du 14 septembre rédigé en vue du comité de concertation de ce vendredi.

Au sein du comité de concertation, plusieurs membres souhaitent alléger significativement le nombre de circonstances dans lesquelles le port du masque est toujours obligatoire. Les experts du GEMS invitent toutefois à la plus grande prudence dans le sillage de leur présidente, l’infectiologue anversoise Erika Vlieghe, qui s’est exprimée dimanche sur la question.

«Le port du masque demeure crucial pour les activités qui ont lieu à l’intérieur au cours desquelles des personnes vaccinées et non vaccinées peuvent se rencontrer (ex. les transports publics, les magasins d’alimentation, boulangeries, banques, lieux établissements de soin, lieux de travail, etc.) afin de limiter la circulation du virus, en particulier pour les personnes immunodépressives», dit le rapport.

Le GEMS recommande donc une «règle générale»: le port du masque à l’intérieur lorsque se côtoient des personnes dont on ne connaît pas le statut vaccinal, immunitaire ou de test ainsi qu’à l’extérieur en cas de très haute densité de fréquentation.

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La ventilation figure également au coeur des préoccupations des experts. Elle est une «priorité» pour les activités à l’intérieur et si elle est insuffisante, le masque demeure l’un des moyens de précaution les plus sûrs ainsi qu’une densité de fréquentation réduite ou encore le covid safe ticket (CST).

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Les experts remarquent que la motivation d’une majorité de la population vaccinée pour respecter les règles sanitaires demeure alors que c’est le contraire chez les non-vaccinés. Il est donc «urgent», selon eux, d’investir dans la communication sur l’effet positif de la vaccination et de mesures nouvelles comme le covid safe ticket.

Un plan d’urgence est également nécessaire au cas où la situation se détériorerait, plaide encore le GEMS. Il contiendrait une série de mesures comme le retour du télétravail obligatoire, le port du masque dans les écoles, un élargissement de l’usage du CST, la vaccination obligatoire dans les secteurs à haut risque, etc.

«Même si la Belgique a atteint une couverture vaccinale élevée (en particulier en Flandre, avec un taux relativement élevé en Wallonie et un taux toujours trop faible à Bruxelles) les projections à moyen terme suggèrent qu’un abandon ou un relâchement futur des mesures pourrait induire une nouvelle vague de cas et d’hospitalisations pour la période de septembre-novembre», avertissent les experts.

Rousseau favorable à des assouplissements du port du masque

L’obligation du port du masque doit être assouplie, à tout le moins en Flandre, estime le président de Vooruit, Conner Rousseau, interrogé ce jeudi sur le plateau de «Ter Zake» (VRT).

«En Flandre certainement, des assouplissements de l’obligation de port du masque doivent être possibles», a-t-il déclaré à la veille d’un comité de concertation où cette mesure sera discutée.

Le président des socialistes flamands n’exclut toutefois pas une application différenciée des règles. «Il y a bien sûr des endroits, comme Anvers et Bruxelles, où la vaccination n’est pas encore suffisante. Nous ne devons pas non plus défier le virus. Ces masques ont toujours leur utilité, comme dans le bus ou le métro. Ce sont des lieux où il vaut mieux encore les porter», a-t-il expliqué.

Si l’obligation tombe, d’autres mesures doivent être prises, comme un passe sanitaire, selon lui. «Au plus nous utiliserons le passe corona, au moins nous devrons porter le masque», a-t-il ajouté.



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