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Comité de concertation du vendredi 17 septembre: on laisse tomber le masque?

Comité de concertation du vendredi 17 septembre: on laisse tomber le masque?

La clientèle débarrassée du masque, mais pas le personnel: c’est un scénario envisagé pour l’horeca notamment. Photo News

Le Comité de concertation se réunit ce vendredi à 14 h. Il y sera question du port du masque, principalement.

Fédéral et entités fédérées se réunissent à 14 h demain pour entériner quelques assouplissements. Une suite logique du relâchement entamé le 9 juin, indique-t-on au cabinet d’Alexander De Croo.

Les discussions porteront sur le maintien ou non du port du masque dans une série de situations. Les politiques du nord du pays, où le taux de vaccination est très élevé (91% des plus de 18 ans), sont demandeurs de laisser tomber le masque. Les francophones sont plus réticents.

Depuis le 1er septembre, le masque reste obligatoire dans les transports en commun et gares, magasins et centres commerciaux, lieux de cultes, lors des déplacements dans l’horeca et dans quelques autres situations.

À moins que des solutions différenciées soient envisagées d’une région à l’autre, «on se dirige vraisemblablement vers une solution “half en half”», glisse un membre du Codeco. De quoi contenter les uns et les autres.

Par exemple, dans les établissements horeca et les commerces, seul le personnel en contact avec les clients devrait le porter, mais pas la clientèle. Dans le secteur des soins, personnel et patients devraient par contre le garder. La question des transports en commun ou encore des métiers de contact se posera. Il faudra trancher.

Le monde de la nuit

Le cas des boîtes de nuit, qui rouvriront le 1er octobre, sera abordé. Il s’agit de se pencher sur les protocoles (ventilation, capacité maximale, etc.). Qu’en sera-t-il du Covid Safe Ticket (CST) pour accéder à ces lieux? Un accord de coopération entre fédéral et entités fédérées fournit une base commune. Mais il appartient aux Régions de pousser le curseur un cran plus loin si elles le veulent. Le CST sera bien d’application pour le monde de la nuit à Bruxelles. Et vraisemblablement en Flandre et en Wallonie aussi. «La difficulté, c’est qu’il faut s’assurer que toutes les Régions l’utiliseront. Sinon on doit faire un protocole avec le CST, un autre sans… Mais le monde de la nuit est lui-même demandeur», ce qui simplifie les choses, indique-t-on à bonne source.

Quelle gestion?

Il sera aussi question de la sortie de la phase fédérale de gestion de crise, de manière à laisser davantage la main aux Régions. Les néerlandophones sont demandeurs. Les francophones moins, dans l’immédiat. Le commissariat Corona a été chargé de remettre un rapport sur la planification de cette transition, qui fera l’objet de discussions ce vendredi.



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