TRAIL

Dernière femme et dernier homme debout: la Malmédienne Gaëlle Lecoq et le Verviétois Christophe Winkin ont brillé

Dernière femme et dernier homme debout: la Malmédienne Gaëlle Lecoq et le Verviétois Christophe Winkin ont brillé

La Malmédienne Gaëlle Lecoq et le Verviétois Christophe Winkin. Amandine Gilson

La Malmédienne a adoré ce trail disputé dans une ambiance formidable et riche en rencontres.

Le Dernier Homme debout, 3e édition, a vécu. Deux Liégeois sur le podium masculin (Christophe Winkin et Fabian Magnée, deuxième et troisième) qui auront été battus dans l’ultime tour par un vainqueur venant de France. Chez les Dames, la gagnante se nomme Gaëlle Lecoq qui, elle, vient de Malmedy.

Cette course est un ovni dans le monde de la course à pied. Un principe étonnant, passionnant: une boucle de 7 300 m pour 285 m de D +. Départ toutes les heures. Soit une heure pour faire les 7,3 km, se ravitailler, faire ses besoins, se changer…

Si l’heure est dépassée, c’est l’élimination. Cela pendant 24 heures, avec départage des rescapés éventuels basé sur le chrono du dernier tour.

«Au final, j’ai adoré»

Dernière femme et dernier homme debout: la Malmédienne Gaëlle Lecoq et le Verviétois Christophe Winkin ont brillé
Gaëlle Lecoq a bouclé un tour de plus que ses rivales. Amandine Gilson
«J’y suis allée avec pas mal d’appréhension car je ne savais pas si cela allait me plaire», nous explique Gaëlle Lecoq, qui aura finalement bouclé 15 tours (un de plus que ses deux dernières rivales), soit quelque 110 km et 4 200 m de D +. «Au final, j’ai adoré, même si c’est très différent des ultras que j’ai l’habitude de faire. J’ai adoré surtout pour deux choses: avec 15 départs différents, j’ai pu discuter avec beaucoup de coureurs, alors que d’habitude, sur une longue distance, on est plutôt solitaires. Ensuite, l’équipe des organisateurs (réunie autour de David Bertrand, le journaliste RTBF, récent finisher de l’UTMB) a mis une ambiance incroyable à tout moment. Que ce soit aux départs, aux arrivées, sur le parcours…»

Les paysages de montagne n’ont même pas manqué à cette amoureuse du grand air, ancienne athlète entraînée dans sa jeunesse par Lutz Müller au club de sa ville, aujourd’hui arpenteuse des cimes, une activité familiale chez les Lecoq (elle a d’ailleurs fait le mont-Blanc avec son papa voici quatre ans). «Je suis revenue à la course à pied en 2013, après la naissance de mon deuxième enfant», explique-t-elle. «À l’époque, ce n’était pas pour faire de la course sur route. Je voulais participer à une course du programme de l’UTMB.»

Ambition atteinte voici deux ans, sur la CCC, une course de 101 kilomètres qu’elle termina avec le 3e chrono des 51 Belges engagés, hommes et femmes. On l’a encore vue cette année sur le 85 km du marathon du Mont Blanc, ainsi que sur cette distance au Grand Trail des Lacs et Châteaux, où elle s’imposa chez les dames avec le 16e chrono au scratch.

Avec ses trois ultras sur l’année, la coupe est pleine, même si elle est inscrite sur Olne-Spa-Olne fin novembre et qu’elle hésite encore à s’y rendre. «L’année prochaine, je sais juste que je serai sur la TDS, programme UTMB, sur laquelle je suis inscrite», termine Gaëlle.

 

175 km et une deuxième place pour le Verviétois Christophe Winkin

Dernière femme et dernier homme debout: la Malmédienne Gaëlle Lecoq et le Verviétois Christophe Winkin ont brillé
Vincent Winkin termine à la deuxième place. Amandine Gilson
Avec des pointures comme Olivier Remacle, Luc Michel ou encore William Weynand, le Verviétois Christophe Winkin fait partie des bons coureurs à pied, majoritairement traileurs, de la région liégeoise.

Ce week-end, il participait pour la troisième fois déjà au Dernier Homme debout. Dans le froid de 2018, il avait terminé quatrième (15 tours). L’année suivante, sur un parcours limite aquatique, il avait fait deux tours de plus pour une place de moins au classement.

Et cette fois-ci, sur la même boucle, sèche cette fois, il a été au bout, soit 24 heures, 175 km et quelque 7 500 m de D +. Une deuxième place finale, la première étant prise par le Français Mathieu Tharion. «Les conditions étaient parfaites et il y avait une belle densité de plateau», explique Christophe Winkin.

«Pas préparé spécifiquement»

«Tout était réuni pour ce résultat. Ma course? Je n’étais pas préparé spécifiquement. Pour vous dire, je n’avais pas couru plus de 30 kilomètres le mois qui a précédé, alors qu’avant un grand rendez-vous je peux tourner aux alentours de 500 ou 600 bornes. Mais, si je n’étais certainement pas dans un pic de forme, j’étais très frais, aussi bien mentalement que physiquement. J’avais vraiment beaucoup d’envie. Cela m’a beaucoup aidé. De même que l’expérience acquise au cours des deux éditions précédentes…»

Winkin, connu pour s’aligner sur peu d’épreuves sur une saison, histoire de ménager son corps, ne devrait plus courir en 2021 après son Grand Trail des Lacs et Châteaux (quatrième sur les 165 km). Pour son programme en 2022, il n’a pas encore tout couché sur une feuille. «J’avais eu dans l’idée de préparer un marathon pour la première fois», fait-il. «Mais mon préparateur, Michaël Brouwers, me l’a déconseillé. Trop traumatisant à mon âge. Du coup, pour le moment, j’ai juste en tête l’ultra du Beaufortain, en juillet. C’est une région superbe. La région de François D’Haene, que j’ai eu l’occasion de rencontrer toute une journée là-bas. Chouette personne dans une chouette région…»

 

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