Mons-Borinage: la majorité des personnes hospitalisées pour cause de covid ne sont pas vaccinées

Mons-Borinage: la majorité des personnes hospitalisées pour cause de covid ne sont pas vaccinées

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C’est le constat posé au regard des chiffres récoltés auprès du CHU Ambroise Paré et du groupe EpiCURA.

Si le contexte sanitaire reste sensible, dans les hôpitaux, on tente de garder confiance et on continue de souligner l’importance de la vaccination. Contrairement à l’an dernier, cette dernière offre en effet un répit mérité aux équipes et, surtout, de meilleures chances d’éviter les complications liées à une contamination au covid. En témoignent les chiffres communiqués par les différents hôpitaux de la région.

Du côté du groupe hospitalier EpiCURA, six patients sont actuellement hospitalisés dans les unités de cohortage et deux le sont aux soins intensifs. Parmi ces deux patients, un doit bénéficier d’une oxygénation extracorporelle. «Ce sont majoritairement des personnes non-vaccinées, ou qui ne le sont pas encore totalement. Nous avons aussi, parmi eux, des patients fragiles qui présentent des comorbidités et qui devront probablement bénéficier d’une troisième dose», explique Manon Le Boulangé, en charge de la communication.

«Sur le terrain, le constat est clair, la vaccination porte ses fruits et est efficace. Les hospitalisations chez les personnes vaccinées sont nettement moins nombreuses, même si de manière générale, l’on constate pour l’instant une nouvelle augmentation du nombre de cas. Les tests PCR pratiqués sur notre pôle borain reviennent aussi plus souvent positifs.» À ce jour, la situation reste sous contrôle mais l’hôpital, comme tous les autres, repassera en phase 1A d’ici mercredi. En d’autres termes, le nombre de lits réservés aux patients covid est revu à la hausse.

Du côté du CHU Ambroise Paré, le constat est similaire. « Aucun patient totalement vacciné n’a été hospitalisé aux soins intensifs depuis le mois de février dernier», souligne France Brohée, en charge de la communication. «L’âge moyen des personnes hospitalisées tourne autour des 60 ans (le plus jeune avait 43 ans, le plus âgé 72 ans, NdlR) et nous hospitalisons autant d’hommes que de femmes.»

Aujourd’hui, le CHU accueille sept patients: cinq ne sont pas vaccinés, une personne présente une vaccination complète mais est immunodéprimée et devra dès lors bénéficier d’une troisième dose. La dernière est une personne asymptomatique dont le test effectué avant une opération est revenu positif. « Nous ne pouvons que constater que la vaccination nous protège des formes graves du virus.» La troisième dose sera proposée aux personnes immunodéprimées dès le 22 septembre prochain.

E. Brl.


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