CULTURE

PHOTOS | Après l’hommage national, les obsèques de Jean-Paul Belmondo célébrées dans l’intimité à Paris

Plusieurs centaines de personnes étaient massées derrière les barrières de sécurité entourant l’église Saint-Germain-des-Prés, au coeur de Paris, ou attablées en terrasses dans les célèbres cafés du quartier, applaudissant l’arrivée du corbillard transportant le cercueil de Belmondo.Photo News

La famille et les proches de Jean-Paul Belmondo, dont l’acteur Alain Delon, se sont réunis ce vendredi pour lui dire adieu lors d’une cérémonie dans une église parisienne.

Une cérémonie intime pour un «grand monsieur»: au lendemain d’un hommage national rendu à la légende du cinéma français Jean-Paul Belmondo, sa famille et ses proches, dont l’acteur Alain Delon, se sont réunis vendredi pour lui dire adieu dans une église parisienne.

La cérémonie réservée aux proches n’a pas été retransmise à l’extérieur, ce qui n’a pas empêché le public, venu en nombre, d’applaudir le cercueil pendant quatre minutes à la fin de la cérémonie, qui a duré près de deux heures à l’église Saint-Germain-des-Prés, dans le centre de Paris.

Des «Bébel», «Bébel» ont été lancés par la foule, comptant des fans arrivés tôt le matin. Des admirateurs ont également applaudi debout de la terrasse du célèbre café-restaurant des Deux-Magots, à côté de l’église, preuve de l’immense popularité de l’acteur, souvent comparé à un soleil.

Avec Delon

Absent de l’hommage national aux Invalides la veille, Alain Delon, longtemps présenté comme le rival de Bébel, est apparu souriant, béquille à la main, en compagnie de son fils Anthony. Le dernier vieux lion du cinéma français a été chaleureusement applaudi par une foule émue, criant son prénom.

«La présence d’Alain Delon, ça fait plaisir, ça empêche d’être totalement triste», a affirmé Rita, présente parmi les centaines de personnes massées derrière les barrières de sécurité et pour qui «Bébel» était «toute son enfance».

D’autres personnalités, parmi lesquelles le réalisateur Claude Lelouch, l’animateur Michel Drucker, l’acteur Jean Dujardin, l’actrice Béatrice Dalle, ou encore Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, étaient présents.

Figure de proue de la Nouvelle Vague (»A bout de souffle», «Pierrot le fou»), avant de devenir champion du box-office dans des comédies et des films d’action à succès (comme Le Professionnel» (1981) et «L’As des as» (1982), l’acteur décédé lundi à 88 ans a enchanté des générations de Français - et aussi à l’étranger - au fil de quelque 80 films, cinéphiles pointus ou amateurs de cascades spectaculaires.

 

Il était magnifique, très gentil, très beau

 

«Il était magnifique, très gentil, très beau, on le voyait toujours quand on allait déjeuner à la brasserie Lipp, sa disparition me touche», a dit Cynthia Levine, 66 ans, une Californienne qui visite régulièrement Paris avec son mari.

La France lui a rendu un hommage solennel jeudi, avec une cérémonie formelle dans la cour des Invalides, puis un long défilé du public venu saluer une dernière fois le monstre sacré du cinéma.

Le «Magnifique» avait disparu du grand écran depuis près de 15 ans, après un AVC aux lourdes séquelles. Mais il était toujours aussi populaire.

 

Il n’a cessé de chercher le bonheur mais aussi de le donner

 

«Il n’a cessé de chercher le bonheur mais aussi de le donner»: a déclaré jeudi Victor Belmondo, un de ses petits-fils, comédien lui aussi.

Pour ceux qui ne pouvaient pas entrer, des écrans géants avaient été installés sur l’esplanade où la foule s’était massée. Le cercueil de l’acteur est ensuite sorti au son de «Chi Mai», musique d’Ennio Morricone dans «Le Professionnel», jouée par l’orchestre de la Garde républicaine.

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