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LES DOSSIERS DE LA RENTRÉE

La grogne brabançonne a payé: la taxe kilométrique bruxelloise attendra

La grogne brabançonne a payé: la taxe kilométrique bruxelloise attendra

Avec SmartMove, la Région bruxelloise veut diminuer l’usage de la voiture de 25% dans la capitale à l’horizon 2030. Il va falloir revoir l’échéance. Reporters/QUINET

Les projets de péage automobile et d’interdiction du diesel à Bruxelles ont agacé les politiques brabançons wallons. Une colère passagère?

Taxe kilométrique intelligente, fermeture du bois de la Cambre, interdiction programmée des moteurs thermiques… Quelques projets menés ces derniers mois dans la capitale ont agacé – et c’est pratiquer l’euphémisme que de dire cela – une bonne partie du monde politique brabançon wallon.

Pourquoi? Car la Région bruxelloise a fait avancer ces projets sans se soucier de leurs voisins, qui le lui ont donc fait savoir. PS, MR et cdH ont ainsi multiplié communiqués et questions parlementaires, notamment sur SmartMove, le projet de taxe kilométrique. Avec cette taxe, la Région bruxelloise veut diminuer l’usage de la voiture de 25% dans la capitale à l’horizon 2030.

Difficile à mettre en place avant les élections… de 2024

Il va falloir revoir l’échéance, a laissé entendre le ministre-président de la Région bruxelloise Rudi Vervoort (PS). Il y a quelques jours, alors que l’avis du Conseil d’État sur le projet SmartMove est attendu, Rudi Vervoort a exprimé ses doutes quant à l’introduction de cette taxe kilométrique intelligente au cours de cette législature. Il a reconnu dans plusieurs interviews récentes qu’il serait très difficile de l’instaurer sans accord avec les régions wallonne et flamande. Et qu’un tel accord deviendra de plus en plus difficile à obtenir en s’approchant des élections. On en reparle donc en 2024?

Avec SmartMove, la Région bruxelloise voulait réduire le nombre de voitures en raison de l’impact économique de la congestion, mais aussi environnemental en termes de qualité de l’air et de santé publique.

Ce nouveau mode de taxation, variable en fonction du nombre de kilomètres, de l’heure et de la puissance du véhicule, serait appliqué à tous les citoyens.

Or, qui est le plus souvent en voiture dans la capitale? Bien plus que les Bruxellois, ce sont les navetteurs, dont une bonne part provient du Brabant wallon. La région flamande, cela dit, s’est aussi plaint du manque de concertation bruxellois.

Le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry, voyait, lui, d’un bon œil l’idée d’un péage bruxellois, même s’il appelait à la concertation.


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