BEAURAING - Tribunal correctionnel de Dinant

Pour lui, la fête des voisins c’est quand il met des coups de poing

Pour lui, la fête des voisins c’est quand il met des coups de poing

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Deux dossiers où le prévenu (de 37 ans) a joué des poings pour des motifs divers. Dans le collimateur: ses voisins. Il risque 12 mois.

Pour cet habitant de Beauraing (né en 94), ce sont deux dossiers qui l’ont amené à comparaître devant le tribunal correctionnel de Dinant. Le fil conducteur: le voisinage qui aurait eu du fil à retordre avec le prévenu. Un doublé pour lequel le Parquet requiert 12 mois sans pour autant s’opposer à des mesures de faveur.

C’est seul que le prévenu comparaît devant le président Renaud Hauquier. Dans ses mains: un dossier qu’il n’a de cesse de triturer. Les premiers faits remontent au 28 juin 2020. On lui reproche d’avoir lancé une bouteille de bière sur la tête de son voisin. Un voisin qui aurait été mordu au doigt par un chien de la famille. La scène se déroule sur fond de barbecue familial. Lui nie avoir frappé avec une bouteille. Le voisin en question se serait invité au domicile en franchissant le portail. Ils se sont empoignés mais les coups ont été portés avec les poings.

Il faut dire que, selon le Beaurinois, les contacts n’ont jamais été très cordiaux. «Dès que je me suis installé, il m’a agressé, moi et des membres de ma famille. En octobre 2017, il est entré chez moi et m’a menacé avec une arme sur la tempe.» Quant aux coups et blessures involontaires par défaut de prévoyance (en l’occurrence la morsure du chien), c’est pareil. La victime parle d’un American Staff. Le prévenu a un Jack Russel. «Personne n’a d’American Staff dans la famille. Et puis dans un village, tous les chiens se baladent.»

Le second épisode se déroule le 15 janvier 2020, dans son appartement de Beauraing. La police est appelée pour tapage nocturne. Le voisin de palier qui assiste à la scène voit le prévenu lui sauter dessus et le frapper. Là, il n’a pas d’explications. Tout au plus le tribunal lui suggère-t-il que, dans sa saoulographie, il a sans doute cru que c’était le voisin qui avait appelé la police. Ce qui ne justifie en rien son geste.

Le substitut Kerkhofs trouve inquiétant cette façon de régler ses problèmes avec les poings. Le Parquet requiert 12 mois, 100€ d’amende sans s’opposer à une mesure de faveur. Le prévenu sollicite une peine de probation autonome. Il devra – en outre – apprendre à gérer sa violence. Jugement le 14 octobre.


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