BANDE DESSINÉE

Quelqu’un à qui parler, Bob Morane, Corto Maltese, Olive, etc.: nos 9 coups de cœur de la rentrée BD

Quelqu’un à qui parler, Bob Morane, Corto Maltese, Olive, etc.: nos 9 coups de cœur de la rentrée BD

«Madeleine, résistante» (Dupuis) -

Le jeudi reste le jour de notre sélection BD. Elle fait sa rentrée, deux semaines après les éditeurs de bande dessinée. Et vous propose neuf coups de cœur qui ont enthousiasmé la rédaction. Bonnes lectures, et à la semaine prochaine.

1Olive (T.3/4)

Quelqu’un à qui parler, Bob Morane, Corto Maltese, Olive, etc.: nos 9 coups de cœur de la rentrée BD
Dupuis -
Le résumé de l’éditeur

Olive, 17 ans, introvertie, s’est créé un monde imaginaire très riche. Son quotidien est bousculé par l’arrivée de Lenny, un spationaute qui débarque dans son monde imaginaire.

Elle se rend compte que Lenny existe vraiment et que la capsule qui le ramenait d’une mission spatiale s’est écrasée quelque part sur Terre. Mais personne ne sait où précisément.

Avec l’aide de Charlie, sa nouvelle compagne d’internat très extravertie, Olive va devoir se faire violence pour sortir de sa zone de confort et partir à l’aventure pour tenter de sauver la vie de Lenny. Mais avant ça, elle devra affronter les secrets et le drame qui entourent sa naissance.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): DIFFÉRENT

Et c’est merveilleux, la différence, quand elle est racontée de cette façon, pleine de tendresse et d’empathie. Olive est un personnage unique, qui nous pousse à porter un autre regard sur les autres.

Ceci n’est pas une bande dessinée sur l’autisme: ceci est juste une très belle tranche d’humanité, qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes.

Dupuis «Sur les traces du Nerpa», Mazel/Véro Cazot, 56 p., 12.50€.

2Quelqu’un à qui parler

Quelqu’un à qui parler, Bob Morane, Corto Maltese, Olive, etc.: nos 9 coups de cœur de la rentrée BD
Le Lombard -
Le résumé de l’éditeur

Samuel broie du noir. Et il y a de quoi! Il est célibataire, vit dans un petit appartement sous un toit de Paris et se morfond dans un travail qui ne le passionne pas… Seul chez lui le soir de son anniversaire, Samuel s’amuse à appeler le seul numéro qu’il connaît par cœur, celui de sa maison d’enfance.

À sa grande surprise, quelqu’un décroche: lui-même. Le petit Samuel, 10 ans, qui rêve d’être footballeur, de voyager et d’écrire des romans pour impressionner les filles…

Comment garder la tête haute quand on doit avouer à l’enfant qu’on était qu’on n’a réalisé aucun de ses rêves? Il est temps pour Samuel de reprendre sa vie en main…

Notre avis en un mot (puis quelques autres): INTROSPECTIF

La trentaine, sans attaches, Samuel déprime. Il compose le numéro de sa maison d’enfance et tombe sur… lui, à l’âge de 10 ans.

Débute une «relation» qui va le bousculer: le changement, c’est maintenant. Et c’est beau comme un dessin d’enfant retrouvé au fond d’un grenier, vingt ans plus tard.

Le Lombard Grégory Panaccione, 256 p., 22.50€

3Bob morane (T.1)

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Soleil -
Le résumé de l’éditeur

1952. En pleine guérilla entre le Viet-Minh et les forces françaises, Bob Morane et Bill Ballantine sont parachutés en compagnie de soldats d’élite au nord de l’Indochine.

Leur mission est d’aider les troupes françaises à combattre les sympathisants d’Ho Chi Minh, ces derniers s’acharnant à vouloir mettre les Français à la porte de leur pays pour en reprendre le contrôle.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): VALIDÉ

Mort fin juillet, Henri Vernes avait validé ce «reboot» des aventures de son héros, contrairement au Bob Morane: Renaissance, pourtant très correct mais nettement plus moderne (ceci expliquant aussi cela), paru au Lombard et qu’il vouait aux gémonies.

Il préface même un album qui renoue avec les fondamentaux: Morane et Ballantine sont ici lâchés en Indochine, en pleine guérilla, et confronté à des êtres surnaturels. Du Bob 100% sobre.

Soleil «Les 100 démons de l’Ombre Jaune», Bec/Corbeyran/Grella, 56 p., 14.95€.

4Madeleine, résistante (T.1/3)

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Dupuis -
Le résumé de l’éditeur

La petite Madeleine Riffaud, née en 1924, vit heureuse avec son grand-père et ses parents instituteurs. Du moins, jusqu’à ce que la Seconde Guerre mondiale n’éclate, que l’Exode ne jette la famille sur les routes et que l’adolescente, atteinte de tuberculose, soit envoyée dans un sanatorium perché dans les Alpes.

Pourtant, Madeleine est bien résolue à réaliser un projet fou et nécessaire: trouver des résistants et lutter contre l’occupant.

Elle y parviendra, sous le nom de code “Rainer”. Son entrée dans la Résistance ne sera que le premier acte d’un destin exceptionnel qu’elle raconte aujourd’hui dans une première trilogie nourrie des milliers de détails d’une mémoire qui n’a rien oublié…

Notre avis en un mot (puis quelques autres): MAGISTRAL

Morvan a recueilli les souvenirs de Madeleine Riffaud, 97 ans et résistante de la première heure lors de l’Occupation allemande.

Une trilogie au dessin sobre, usant peu de couleurs, essentiellement dérivées du bleu, entamée magistralement avec ce premier volet étourdissant.

Dupuis «La Rose dégoupillée», Morvan/Bertail/Riffaud, 128 p., 23.50€.

5Tananarive

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Glénat -
Le résumé de l’éditeur

Au soir d’une vie rangée et précautionneuse, un notaire en retraite va partir à l’aventure pour la première fois de son existence. Petite aventure, mais véritable odyssée pour lui.

Lancé aussi vite que ses vieux os le lui permettent sur les traces d’un hypothétique héritier, au volant d’un coupé qui n’avait jamais quitté le garage et accompagné d’un curieux passager, il va découvrir qu’il n’est jamais trop tard pour en apprendre sur les autres…… et sur soi-même.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): DROLATIQUE

Un notaire à la pension et jamais sorti de sa petite ville de province se lance dans la première grande aventure de sa vie afin de retrouver l’héritier de son ami Jo, décédé sans prévenir (mais qui continue de le hanter), ce qui a eu le don d’inquiéter cet hypocondriaque notoire.

Un road trip drôle et crépusculaire à la fois, qu’on serait tenté, à tort, de comparer aux Vieux Fourneaux. Ceci n’a rien à voir. Mais ça reste du très bon roman graphique. Du très très bon, même.

Glénat Vallée/Eacersall, 120 p., 19.50€.

6Les lions endormis

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Bamboo -
Le résumé de l’éditeur

Joana n’a jamais connu son père, Daniel Balavoine, décédé avant sa naissance. Les deux âmes n’ont fait que se croiser. Alors, Joana se cherche une identité et une légitimité. Tiraillée par une culpabilité inconsciente, elle trouve refuge dans la drogue qui lui donne l’illusion que tout va bien.

La dégradation de son état physique est un électrochoc. Elle doit combattre cette emprise qui la dévore et lui dérobe une partie d’elle-même.

Cependant la tâche s’avère plus compliquée que prévu, car la drogue est pugnace. On ne la quitte pas en un claquement de doigts.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): AUTHENTIQUE

Joana vit sa vie comme un zombie, tirée vers le bas par la drogue, qu’elle consomme assidûment. Avec l’aide de ses amis, elle va tenter d’enfin sortir de l’ornière. Une histoire maladroite mais d’autant plus universelle qu’elle est celle, authentique, de la fille du chanteur Daniel Balavoine.

Grand Angle Gaillard/Montgermont, 96 p., 18.90€.

7Corte Maltese: Océan Noir

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Casterman -
Le résumé de l’éditeur

Sur les eaux de la mer de Chine, le profil d’un pirate bien connu se dessine dans l’ombre d’une cabine de pilotage… Corto Maltese est de retour, à l’abordage d’un yacht de luxe

Des rues bondées de Tokyo jusqu’aux sommets des Andes, le gentilhomme de fortune poursuit un trésor mythique, disputé par une société secrète nationaliste et des narcos sans scrupule…

Mais plus que jamais, ce sont les sentiments qui vont mener le célèbre marin romantique.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): HABITÉ

Après avoir relancé (fidèlement) la série principale avec le duo Canales-Pellejero, Casterman a autorisé Vivès et Quenehen à moderniser Corto Maltese, et pas que graphiquement: le voici donc exporté en 2001.

Sacrilège? Peut-être. Mais dans l’esprit, ça reste Corto. Et ça ne manque pas d’âme.

Casterman Vivès/Quenehen, 168 p., 22€.

8Lola (presque) super (T.1)

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Kennes -
Le résumé de l’éditeur

Lola est une jeune fille à l’imagination débordante. Elle est persuadée d’être une super-héroïne qui se découvre des pouvoirs tous les jours. Elle “transforme” toutes les situations de son quotidien en récits super-héroïques.

Mais ce n’est pas facile d’être différent dans une cour de récré. Heureusement pour elle, Lola rencontre trois amis qui passent outre les préjugés.

À eux 4, ils vont former la fameuse «Ligue des Différents» chargée de lutter contre les injustices à l’école…

Notre avis en un mot (puis quelques autres): DOUX

Rentrée oblige, plein d’albums déboulent dans l’univers scolaire. Avec Lola, (super)héroïne avec de l’imagination à revendre, Tony Émeriau et Pauline Casters ont préféré l’histoire longue aux gags, à destination des plus jeunes.

Leur traitement de la différence a le bon goût de nous faire le coup du harceleur arrosé. Tout doux.

Kennes «Amis pour la vie!», Émeriau/Casters, 32p., 10,95€

9Undertaker (T.6)

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Dargaud -
Le résumé de l’éditeur

De retour avec le cadavre de Caleb, Salvaje et Chato, l’enfant né de leur union, Beauchamp savoure son triomphe. Il va enfin pouvoir épouser Joséphine, la femme la plus riche de Tucson.

À condition que Jonas Crow s’en tienne à la version officielle et ne révèle à personne que Sid est responsable de la mort du jeune homme. Mais Salvaje, avec l’aide de Jonas, est bien décidée à venger la mémoire de l’Indien Blanc…

Notre avis en un mot (puis quelques autres): SOMMET

Troisième diptyque bouclé pour Jonas Crow, qui doit, pour un vieil ami, ramener à une vieille femme richissime, la dépouille de son fils, enlevé jadis par les Apaches.

La réalité est bien sûr plus complexe, et si le scénario reste à la hauteur des tomes précédents, le dessin de Meyer atteint, lui, un incroyable sommet.

Dargaud «Salvaje», Dorison/Meyer, 64 p., 15€.

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