Jérémy Pissens était le plus fort sur la Trailette

Jérémy Pissens était le plus fort sur la Trailette

Michel Koch (38e à l’arrivée) et Mathieu Coulée (25e ) n’ont pu que saluer la performance du Braivois Jérémy Pissens. Léva

Venu pour préparer le Dernier Homme Debout, le Braivois de 36 ans a mis tout le monde d’accord à Marchin.

Cette année, la Trailette semi-nocturne de Grand-Marchin, organisée dans le cadre de la fête du village, a accueilli 269 trailers - 122 pour le 17 km et 147 sur le 8 km. Sur la grande distance, c’est le Braivois Jérémy Pissens (36 ans) qui s’est imposé avec 50 secondes d’avance sur le Flamand Sil Rouvrois. «Ma présence à Marchin est un peu le fruit du hasard, confie le vainqueur du jour, qui a bouclé les 17 km, pour 420 m de dénivelé positif, en 1:18:02. J’avais envie de me dégourdir les jambes avant le Dernier Homme Debout, auquel je prendrai part ce week-end. Et comme Marchin n’est pas bien loin de chez moi et que je n’avais plus mis un dossard depuis longtemps, c’était l’occasion de me tester sur une distance que je ne connais pas du tout puisqu’en général, je ne cours jamais en dessous de 30 km, note l’ultra-trailer, bien vite aux commandes de la course. Après 300 m, ça levait beaucoup trop le pied à mon goût. Je me suis donc détaché pour garder la tête jusqu’au bout. Personne n’a su suivre mon rythme. Après cinq ou six kilomètres, je n’avais plus personne à vue si ce n’est Sil, qui reprenait du temps sur le plat, mais j’en faisais de même dans les montées. Sil a vraiment craqué dans les trois ou quatre derniers kilomètres puisque je lui prends 40 secondes. Je ne m’attendais pas à pouvoir lutter devant, car je n’ai pas l’habitude de courir sur ce genre de distance. Mais j’ai su gérer mon effort de façon à remporter mon premier trail de l’année», rajoute avec le sourire ce professeur d’éducation physique dans la vie de tous les jours.

«Un parcours super bien balisé»

S’il n’avait pas prévu initialement de participer à cette 6e édition, Jérémy Pissens ne le regrettait pas du tout. « J’ai franchement passé un bon moment, dit-il. Le parcours était super bien balisé, avec des signaleurs à chaque carrefour. Il y avait des montées très raides, des descentes plus techniques, des traversées de champs, un passage dans une carrière… Bref, c’était très varié.»

Perturbé dans sa préparation en vue du Dernier Homme Debout, Jérémy Pissens s’est quelque peu rassuré sur son état de forme. «Les jambes tournaient bien. Mais ça sera un tout autre type d’effort ce week-end à Andenne.»

Le Braivois devra en effet parcourir le plus de boucles possible. «Une boucle fait 7,3 km (286D+) et on doit la faire en moins d’une heure. Le plus de fois possible. Il y a deux ans, la vainqueur a couru 20 boucles (NDLR: soit 20 heures de course et 146 kilomètres!). Ça sera ma 3e participation à cette épreuve. Les deux premières fois, j’avais fait douze et quatorze boucles.» Et cette année? « Franchement, c’est très difficile de vous répondre. Autant en mars j’avais dans l’optique d’effectuer 24 boucles (NDLR: soit le maximum possible), autant ici je n’affiche pas d’objectif particulier après un break cet été, ce qui ne m’était plus arrivé depuis deux ans. Dans cette course avant tout psychologique, on verra dans quel état je suis ce week-end», conclut sans se mettre la pression Jérémy Pissens.


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