VILLE-POMMEROEUL

Permis refusé pour quatre éoliennes à Ville-Pommeroeul

Permis refusé pour quatre éoliennes à Ville-Pommeroeul

L’emplacement visé se situe au niveau du croisement entre la route de Wallonie et l’autoroute E42 à Ville-Pommerœul. Devaux

Le projet d’Engie Electrabel était de les installer près de l’autoroute E42. Un recours est possible.

Les ministres Tellier et Borsus ont tranché: ce sera non pour les 4 éoliennes en prévision près de l’E42 à hauteur de Ville-Pommerœul. Ils ont tenu compte de différents avis, certains favorables, d’autres pas, pour prendre leur décision.

Pour rappel, la demande avait été introduite par Engie Electrabel en vue d’obtenir un permis unique de classe 1 visant à construire et à exploiter quatre éoliennes d’une hauteur maximale de 130m et d’une puissance unitaire maximale de 3300kVA sur le territoire de la commune de Bernissart, plus précisément au niveau du croisement entre la route de Wallonie et l’autoroute E42 à Ville-Pommerœul, de part et d’autre de cette même route de Wallonie. Elles auraient été les premières éoliennes implantées sur le territoire de l’entité de Bernissart.

Le collège bernissartois avait remis un avis favorable mais des voix, notamment celles des associations naturalistes et de plusieurs riverains, s’étaient élevées pour dire non à ce projet.

Pour motiver son avis favorable, le collège de Bernissart avait mis en avant plusieurs éléments. Comme l’emplacement du projet, situé le long des autoroutes et à l’écart des habitations (même si trois habitations en dehors des zones d’habitat se situent à moins de 520 mètres du projet) et aussi le fait qu’une des quatre éoliennes est une éolienne citoyenne.

Le collège communal s’était toutefois dit sensible aux arguments défavorables concernant l’impact du projet en termes de risque de collision et d’effet d’effarouchement pour l’avifaune et les chiroptères et souhaitait donc que les recommandations de mesures d’atténuation et de bridage (pour la faune ou le bruit) indiquées dans l’étude d’incidences sur l’environnement soient appliquées.

Une enquête publique avait été menée au printemps dernier. Le représentant d’Engie avait souligné qu’un dossier avait déjà été déposé à la commune en 2019 et qu’il y avait déjà eu une enquête publique à l’époque. Suite à certains avis et remarques, des mesures environnementales avaient été sollicitées par le biais de plusieurs instances comme DNF, Demna et parc naturel, ce qui avait amené Engie à solliciter la suspension du dossier le temps de réfléchir à la question. Ces mesures complémentaires avaient trait par exemple à la mise en place d’une compensation sous la forme d’une zone humide pour recréer, à quelques centaines de mètres du site ciblé pour les éoliennes, l’environnement impacté par leur installation.

Le projet prévoyait de fournir l’équivalent de la consommation électrique d’un peu moins de 5000 ménages par an. À noter que ce refus de permis peut faire l’objet d’un recours auprès du gouvernement wallon.


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