BELGIQUE

Le patron de la Sonaca demande le maintien d’un chômage économique sectoriel

Le patron de la Sonaca demande le maintien d’un chômage économique sectoriel

Dans le secteur aéronautique, l’activité ne reviendra à son plein niveau qu’à partir de 2025. Photo News

Le nouveau CEO de la Sonaca, Yves Delatte, demande une prolongation sectorielle du chômage économique pour force majeure.

Le patron de la société aéronautique détenue par la Région wallonne a rappelé les effets de la crise sanitaire sur l’activité du secteur, qu’il compare à une forme de «covid long».

Le gouvernement De Croo n’est pas parvenu vendredi à se mettre d’accord sur une prolongation de plusieurs mesures de soutien économique (chômage temporaire, gel de la dégressivité des allocations de chômage et droit passerelle) qui expirent le 30 septembre. À bonne source, on indiquait que les partis du nord du pays n’étaient pas enclins à les prolonger vu le début de reprise économique.

«Grâce à une gestion rigoureuse pendant la crise et à la persévérance et la flexibilité de notre personnel, nous avons réussi à limiter le choc au niveau financier. Mais le secteur aéronautique dans son ensemble vit une forme de covid long. L’impact de la crise dans l’aéronautique sera beaucoup plus durable que dans les autres secteurs, car la reprise de notre activité est liée aux commandes des avionneurs», a-t-il expliqué samedi dans un communiqué.

Dans le secteur aéronautique, l’activité ne reviendra à son plein niveau qu’à partir de 2025. M. Delatte appelle donc le gouvernement à prolonger le chômage économique pour force majeure au-delà du 30 septembre et ce jusque fin 2022, avec assimilation pour les droits aux vacances, pour l’ensemble du secteur.

La flexibilité et la couverture financière offertes par ce système ont permis au groupe Sonaca de traverser la crise sans impact social en Belgique, contrairement aux autres usines du groupe. Dans ses usines à l’étranger, il a dû procéder à des licenciements massifs, de l’ordre de 1.500 personnes sur un total de 3.000 pour ses implantations aux USA, au Brésil, au Mexique, au Canada et en Roumanie. Plusieurs fermetures définitives de sites ont également eu lieu

«Le chômage économique pour force majeure ne constitue pas une dépense mais bien un investissement, qui permet de maintenir l’emploi à long terme. Pour le secteur aéronautique, la relance passe par cette prolongation et cette assimilation, qui nous permettent de retenir nos talents et notre expertise en interne», a conclu le CEO.

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