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NAMUR LOYERS - Loyers

L’internet révolutionnaire d’Elon Musk testé dans la campagne namuroise

L’internet révolutionnaire d’Elon Musk testé dans la campagne namuroise

L’antenne a des allures de table et tient dans une boîte… elle est surtout très performante, dit Benoît Stokard. ÉdA – 501594967089

Le milliardaire américain a rendu l’internet encore plus accessible… Confirmation à Loyers auprès d’un expert en nouvelles technologies complètement conquis.

Les technophiles ont la tête dans les étoiles depuis le lancement de Starlink, l’internet par satellite mis au point par l’ingénieur milliardaire Elon Musk. Alors que la technologie est en passe d’être globalement commercialisée, les plus prompts ont d’ores et déjà pu s’équiper à l’occasion d’une phase test à l’échelle mondiale.

Un habitant de Loyers fait partie des privilégiés. Benoit Stokard, dont l’entreprise est active dans les technologies par satellite depuis 32 ans, était dans les starting-blocks. Histoire de vérifier si StarLink tient toutes ses promesses. «C’est une révolution», confirme le spécialiste conquis et admiratif.

Le nouveau joujou d’Elon Musk, sorte de Zorglub des temps modernes, se distingue déjà par sa taille et sa facilité d’installation. «On ne peut même pas parler d’antenne ou de parabole», explique Benoit Stokard. De fait, le récepteur StarLink, avec ses allures de table design, se fond dans le décor de son récent propriétaire. «Elle tient dans une boîte. Et elle arrive câblée et connectée. C’est vraiment “idiot proof”», plaisante le Loyersois. Il ne reste plus au futur utilisateur qu’à brancher la prise, ou presque.

Un seul préalable au bon fonctionnement de l’outil est requis: la connexion à l’application StarLink. Une fois lancée, l’antenne fait le reste et s’oriente seule. «Elle doit rester à l’extérieur, avec une vue bien dégagée. Elle est même équipée d’un système de chauffage intégré pour faire fondre la neige.», indique le testeur.

Outre ses aspects esthétiques et sa simplicité, l’antenne se démarque surtout par ses performances en termes de débit internet. En juin dernier, un utilisateur a enregistré un record de 649 mg/s. À Namur, Benoît devrait prochainement atteindre les 300 Mb/s. Quant à la latence, soit le temps de réponse lorsque l’on charge une page Web, elle avoisine les 40 millisecondes contre 700 millisecondes sur le réseau actuel. «C’est supérieur à la fibre optique, dit-il. Et une vraie solution pour les zones blanches ou les zonings. StarLink devrait aussi répondre aux besoins de mobilité: pour les pompiers, la presse ou les grands événements qui veulent faire une retransmission en live.»

Un déploiement rendu possible par la proximité des satellites StarLink. «Ils sont à 500 km, contre 36 000 km pour les autres», dit l’expert.

Le prix et le monopole

Seul le prix refrénera peut-être les ardeurs de certains: l’équipement coûte 500€ auxquels s’ajoute un abonnement de 100€ à débourser tous les mois. «Ça pourrait baisser», glisse Benoit Stokard. Néanmoins, StarLink devrait faire mal à la concurrence. D’autant plus que la société SpaceX qui commercialise l’outil n’a pas prévu de s’octroyer les services de vendeurs agréés. Son site internet reste la seule et unique porte d’entrée pour souscrire à cette technologie de pointe.

Mais avec 32 années au compteur dans un secteur en constante évolution, Benoit Stokard sait comment tirer parti des avancées des uns et des autres. «Il faut se tenir au courant, se montrer. Et j’aurai toujours mon savoir-faire qui fera la différence lorsqu’il s’agit d’installer un réseau multiple, par exemple», dit-il. Sans compter que, lorsque la porte a été ouverte, même par d’autres, tout le monde finit toujours par s’y engouffrer.

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