CORONAVIRUS

Pourquoi un double test PCR pour les personnes vaccinées?

Pourquoi un double test PCR pour les personnes vaccinées?

Photo: Hendrik Schmidt/dpa-Zentralbild/ZB Reporters/DPA Reporters/DPA

Pour les personnes qui se sont fait vacciner, la pilule est amère: elles devront, comme les autres, se soumettre à un double test PCR au retour d’une zone rouge, hors de l’Union européenne, ou en cas de contact avec une personne infectée.

Au retour de leurs vacances, les personnes disposant d’un certificat de vaccination contre le Covid ne doivent se soumettre à aucun test ou quarantaine quand ils reviennent d’une zone rouge en Europe, alors que les non-vaccinés doivent présenter un test PCR de maximum 72 heures, ou l’effectuer à l’arrivée. Avec le risque de devoir se mettre en quarantaine si ce test est positif.

Au retour d’une zone rouge qui se situe hors de l’espace européen, les personnes vaccinées pouvaient se contenter d’un seul test PCR à leur arrivée en Belgique (en se mettant en quarantaine jusqu’au résultat), tandis qu’en l’absence d’un certificat de vaccination, deux tests PCR étaient obligatoires, à l’arrivée et au «jour 7». C’est cette règle-là qui va changer. À partir de la semaine prochaine, ce sera deux tests PCR obligatoires pour tous les voyageurs qui reviennent d’une zone rouge hors de l’UE, vaccinés ou non.

 

Pour les contacts à haut risque aussi

 

Et cette même double procédure sera désormais appliquée aux personnes qui ont eu un contact «à haut risque» avec un cas confirmé de Covid-19 dans les 2 jours précédant l’apparition des symptômes, même si elles sont entièrement vaccinées. Jusqu’ici, en cas de résultat négatif lors du premier test, les vaccinés étaient exemptés de la quarantaine et du deuxième test au 7e jour. Si le résultat du test du premier jour est négatif, précise curieusement le CIM, aucune quarantaine ne sera nécessaire avant le deuxième test, contrairement à ce qui était imposé aux non-vaccinés.

Pourquoi ce durcissement? C’est qu’avec le retour des vacances, mais aussi l’approche de la rentrée scolaire et universitaire, «on se situe à un moment charnière dans la propagation du virus», explique-t-on au niveau ministériel. Avec la crainte, bien réelle, de voir reflamber l’épidémie, comme c’est le cas actuellement en Israël, pays précurseur dans la vaccination. Même si, en Belgique, le nombre d’hospitalisations liées au Covid reste sous le niveau d’alerte, et celui des décès très faible, les milieux politiques s’inquiètent d’une possible «4e vague», avec ce que cela suppose de retour aux mesures sanitaires contraignantes, et de risque d’épuisement du personnel soignant.

 

Une «bonne idée»

 

Plusieurs études ont par ailleurs récemment confirmé que, face au variant Delta largement dominant en Belgique, les vaccins sont moins efficaces pour éviter la contagion. Selon les données publiées mercredi par les autorités sanitaires américaines, l’efficacité des vaccins Pfizer et Moderna a baissé de 91% à 66% avec le variant Delta, et cette efficacité tend à s’éroder avec le temps. Une autre étude, britannique, confirmait aussi que l’efficacité du vaccin Pfizer pouvait tomber à 68% après quatre mois et demi, au même niveau que l’AstraZenaca après 3 mois.

«Les personnes vaccinées peuvent avoir une charge virale quasiment égale à celle des personnes qui ne sont pas vaccinées, même si cela change très rapidement. Mais il y a quand même une période où les gens peuvent en infecter d’autres. Pour éviter cela au maximum, je crois que c’est une bonne idée de tester les gens qui sont vaccinés», expliquait aussi hier sur la RTBF Geert Molenberghs, membre du Risk Assessment group, justifiant ainsi la décision prise par le CIM.



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