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Le château Weims à Kettenis, le charme médiéval tout confort

Entouré en partie d’eau, le château Weims est un havre de paix. Rénové avec goût et authenticité par la famille Miessen, il dispose de 3 chambres à destination des amateurs de tranquillité.

C’est au bout d’une jolie cour pavée, encerclée de corps de ferme que le château Weims se dresse. Imposant et à l’allure médiévale évidente, il impressionne le visiteur par son côté inébranlable. Propriété des Miessen depuis plus de 100 ans, cet édifice est la prunelle de leurs yeux. Un trésor qu’ils ont choisi d’ouvrir au public, il y a huit ans.

«Jusque-là, nous avions des locataires qui occupaient l’étage du château, explique Karl Miessen. Avec mon épouse, nous recherchions un peu plus de calme. Lors d’un voyage chez des amis dans la région de Baden-Baden, nous avons pu tester un bed-and-breakfast et c’est là que l’envie est née.» Les occupants ayant justement décidé de déménager, ils sautent sur l’occasion. «C’est surtout ma femme Ursula qui s’est occupée de la décoration des chambres.»

Pour les gros travaux de restauration réalisés plus tôt, en revanche, ils avaient dû faire

Le château Weims à Kettenis, le charme médiéval tout confort
Le hall d’entrée, avec son escalier en bois massif, impressionne dès la porte franchie. EdA LABEYE Philippe
appel à un architecte spécialisé. Le château étant un patrimoine classé, il n’était pas question d’y faire n’importe quoi. «Heureusement, de ce fait-là, nous avons pu obtenir quelques aides financières». Niveau sanitaire, chauffage, égouttage… Il fallait tout revoir. «Aujourd’hui, quand on regarde le château, on se demande comment on y est parvenu. Nous ne sommes qu’une famille de fermiers. Nous n’avions pas de rentrées exceptionnelles », lance, avec une fierté toute légitime, Karl Miessen.

Un code couleur par chambre

Une fois la porte passée, le hall d’entrée majestueux s’ouvre sur un bel escalier en bois qui dessert les différents étages. Au premier, on retrouve l’appartement du couple. Au deuxième, les trois chambres, dont deux doubles et une simple, arborent chacune une couleur différente pour leur décoration, pensée avec une architecte d’intérieur. «Il y a la chambre jaune, pour une personne, une chambre bleue et une chambre rouge», note-t-il. Toutes ont une salle de bains privative avec douche. Mixant modernité, pour les équipements, et charme, avec le mobilier et le parquet, ces chambres s’ouvrent aussi sur l’extérieur verdoyant. Des tilleuls séculaires encadrent en effet le château. Et l’arrière de celui-ci a conservé ses douves. De quoi inviter à la détente et au lâcher-prise.

Depuis le confinement, Karl et Ursula Miessen ont confié la gestion des réservations à Airbnb. «Avant, ma femme se chargeait aussi du petit-déjeuner. Mais maintenant, à presque 80 ans, c’est trop compliqué. Sur Airbnb, les clients ont l’habitude de se débrouiller le matin». Un salon commun et une petite cuisine leur sont toutefois mis à disposition.

Un vestige du XIVe siècle entouré de douves

Le château Weims a été mentionné pour la première fois en 1334. Le début d’une longue histoire à travers les siècles.

Avec sa façade imposante et son architecture médiévale, le château Weims est né, en tant que tel, à l’époque où ce territoire fut divisé de la seigneurie de Libermé (dont le château, propriété privée, est encore visible non loin de là). C’est au XIVe siècle, en 1334, qu’apparaît en effet pour la première fois le nom de cet édifice. Comme l’indique Bernhard Heeren, dans son ouvrage «Kettenis», les lieux ont ensuite été offerts, en 1408, par Jüttgen Liebernmyn à

Le château Weims à Kettenis, le charme médiéval tout confort
Avant d’être une ferme, le château Weims était autrefois complètement encerclé d’eau. EdA LABEYE Philippe
Johann von Weims, en cadeau de mariage. C’est d’ailleurs à lui que l’on doit le nom du château.

En 1524, un descendant de la famille Libermé, Derich von Hirtz, épouse Johanna von Weims. Ensemble, ils ont édifié la propriété. Le château était alors entouré d’eau et une allée, avec un pont-levis, permettait de rejoindre la route.

Quelques années après, durant la guerre de Trente Ans (1618-1648), le château a beaucoup souffert et fut même en partie détruit. On l’a alors reconstruit et les fossés furent quasiment comblés. Cent ans plus tard, le pont-levis a disparu. On doit ce choix au nouveau propriétaire, le médecin Rasquin, qui donna en 1755 au manoir son apparence actuelle. Célibataire et sans descendance, il meurt en 1780. Ses biens allèrent à l’avocat Poswick, dont le fils, Pierre, a été bourgmestre de Kettenis de 1794 à 1828. Ce dernier a plus tard vendu le domaine à son neveu, Hubert de Grand Ry. Le fils de ce dernier, Julius, cède ensuite le château Weims à Nicolas et Leo Miessen en 1917, qui ont par la suite divisé les bâtiments et les terres.

Aujourd’hui, les familles Miessen – comprenant Elfriede Miessen et Karl et Ursula Miessen – ont pris le relais et vivent sur place. Edwin Miessen, le fils, gère quant à lui, l’exploitation agricole.

Y loger

Pour réserver

Le plus simple est de passer via la plateforme en ligne Airbnb (www.airbnb.be). La famille Miessen y loue leurs trois chambres, une simple et deux doubles pour deux nuits au minimum. Il faut compter 89€ par nuit (75€ pour la simple) pour s’offrir le temps d’un séjour la vie de château.

Retours

Le site Airbnb demande aux clients et vacanciers de laisser systématiquement un petit mot après leur passage au sein de l’hébergement. Et ici, les commentaires sont dithyrambiques. «Cela nous fait vraiment plaisir», confie Karl Miessen.


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