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JEUX PARALYMPIQUES

Une coach namuroise à Tokyo

Une coach namuroise à Tokyo

Roger Habsch est inscrit sur le 100 mètres et sur le 200 mètres aux Jeux. -

Pascale Henkinbrant est la coach de Roger Habsch, athlète handisport à Tokyo, pour leurs premiers Jeux paralympiques.

Après toute une série de rebondissements suite à une reclassification de dernière minute pour son athlète, Roger Habsch, Pascale Henkinbrant, coach de handisport, est enfin plus détendue. Elle participe, avec une casquette d’accompagnante, à ses premiers Jeux paralympiques, qui débutaient ce mardi avec la cérémonie d’ouverture.

«Pour moi, ce n’est pas un rêve. C’est le rêve de mon athlète, Roger, avec lequel je travaille depuis trois ans dans un but bien précis, décrocher une qualification pour les Jeux. Et amener quelqu’un à son objectif, c’est un sentiment indescriptible. Être dans la bonne classification, puisque Roger est reclassifié depuis seulement quelques jours, et savoir qu’on peut prétendre à quelque chose de dingue, c’est incroyable», s’exclame la coach de l’ASBL «Leg’s Go», originaire de Bioul.

Un parcours tout tracé

Après une carrière d’entraîneuse de volley, Pascale s’est lancée dans les formations «entraîneur athlétisme», délivrées par l’Adeps, il y a six ans.

Rapidement, elle s’est rendu compte que ce sont les athlètes handisports qui la passionnaient. Elle est alors contactée par Luc Huberty, le créateur de l’ASBL «Leg’s Go». Cette association vise à rendre le sport, et plus particulièrement l’athlétisme, accessible aux personnes handicapées, via l’acquisition d’une prothèse, d’une chaise, ou de tout le matériel nécessaire leur permettant de courir. Les entraînements se donnent sur la piste d’athlétisme de l’Andenne Arena.

C’est à ce moment-là qu’a commencé l’histoire de Pascale et Roger, d’une coach et de son athlète. «Roger s’est présenté à un entraînement, déjà équipé de sa chaise puisqu’il venait du triathlon. Très discret au départ, il m’a demandé ensuite de m’occuper de son coaching. Rapidement, nous avons fixé nos objectifs, avec tout d’abord l’acquisition d’un statut à l’Adeps, qui ouvrait un bon nombre de portes, dont l’accès aux championnats du monde, aux championnats d’Europe et aux Jeux paralympiques», poursuit la coach de 46 ans.

Objectif médaille(s)?

C’est dans la catégorie T51 (désignant les «athlètes en fauteuil roulant avec le niveau de handicap le plus lourd»), que Roger vient d’être reclassé, depuis le 21 août. Il va donc participer à deux épreuves sur piste, le 100 mètres et le 200 mètres.

«L’entrée dans la compétition se fait le 31 août avec le 200 mètres. Roger est 3e au ranking mondial. Le 3 septembre, place au 100 mètres, où il occupe la 1re place du ranking mondial», poursuit Pascale.

Et si la préparation semble avoir été un peu perturbée, l’histoire de ce duo ne fait que commencer et pourrait bien se clôturer au terme des Jeux paralympiques avec une, ou deux superbes médailles autour du cou.