RAMILLIES

PHOTOS | Sauvetage de 24 animaux à Ramillies

L’ASBL «Sans Collier» a sauvé une vingtaine d’animaux à Ramillies.

Ce mercredi, les équipes de «Sans Collier» sont intervenues à Ramillies (province du Brabant wallon) pour des faits de négligences animales, à la suite d’une plainte.

Sur place, ce sont plus d’une vingtaine d’animaux qui sont découverts, détenus dans des conditions très problématiques. Certains animaux vivant en permanence dans une remise insalubre et dans la pénombre.

«C’est au niveau des chats que la situation est la plus déplorable, l’absence de soins ayant conduit la majorité d’entre eux à être en état de maigreur et malades, infectés par plusieurs pathologies», déplore-t-on chez Sans Collier.

Au total ce sont 19 chats, 3 chiens et 2 lapins qui ont été pris en charge par l’association

«Les propriétaires, dépassés, ont fait abandon volontaire des animaux et au total ce sont 19 chats, 3 chiens et 2 lapins qui ont été pris en charge par l’association et qui sont désormais en sécurité au refuge», précise l’ASBL. «Après plusieurs semaines de soins, ils seront proposés à l’adoption afin qu’ils puissent profiter d’un avenir serein.»

Dans la majorité des dossiers traités par Sans Collier, les animaux sont victimes de malveillances volontaires. Dans certains cas néanmoins, «plus rares», un contexte social particulier et une absence de volonté de nuire «peuvent être pris en compte».

Dans le cadre de cette intervention et à ce stade, l’association n’envisage pas d’entamer de poursuites.

Il s’agit effectivement d’interventions plus compliquées

De telles saisies n’arrivent heureusement pas tous les jours chez Sans Collier... En moyenne, cela représente une dizaine de prises en charge par an, à la suite de faits de maltraitances / négligences, dans le cadre de saisies «officielles» ou d’abandons volontaires. Pour une centaine d’animaux pris en charge - sur les 1.600 pris en charge au total par le refuge chaque année -, les autres étant des abandons classiques ou des animaux trouvés.

«Il s’agit effectivement d’interventions plus compliquées: soit parce que les animaux sont difficiles à attraper (désocialisés, extrêmement craintifs... ), soit parce que l’environnement est problématique (encombrements de déchets, violence du propriétaire...), soit parce que les animaux sont dans des états de santé très problématiques, ce qui nécessitera des mois de soins au refuge. Et parfois les 3 en même temps», déplore Sébastien de Jonge, le directeur de l’ASBL perwézienne.

En général, Sans Collier poursuit si l’auteur des faits le fait «consciemment / avec une réelle intention», précise-t-il. «Nous ne poursuivons pas dans le cas, par exemple, d’une personne atteinte de troubles psychologiques, mais on fait tout pour s’assurer qu’elle ne pourra plus détenir d’animaux».

Beaucoup se souviennent encore du cas de Fiona, un labrador de 5 ans, qui avait été retrouvée entre la vie et la mort, il y a un peu plus d’un an, dans un appartement à Wavre...

La pauvre chienne, dont l’histoire avait provoqué une forte mobilisation, ne pesait plus que 7 kg à l’époque, alors qu’elle devait en peser 25.

Son bourreau, que le parquet n’avait pas jugé bon de poursuivre malgré la gravité des faits - classant l’affaire sans suite -, avait écopé d’amendes administratives qualifiées à l’époque d’incompréhensibles par Sébastien de Jonge.


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